Élections européennes 2024. "Cette année, je fais un choix de cœur" : à 17 heures, les urnes se remplissent doucement dans les Hauts-de-France

À 17 heures, les taux de participation aux élections européennes sont repartis légèrement à la hausse dans les Hauts-de-France par rapport à 2019. Devant les bureaux de vote, à Lille et à Ailly-sur-Somme, certains voulaient tout de même faire entendre leurs voix.

"C’est notre petit pouvoir de citoyen !" Marie, 28 ans, professeur de philosophie, avait à cœur de voter ce dimanche 9 juin 2024. Elle s'est donc rendue dans son bureau de Lille, accompagnée de son mari.

Ce dernier, Ambroise, ne vote pas. "J’ai déménagé récemment et je n’ai pas changé de bureau de vote…", explique-t-il. Les "démarches administratives" l’ont découragé. "Je pense aussi que je me suis senti moins concerné par le fait que ce sont des élections européennes", reconnaît ce réparateur d’électroménager de 28 ans.

Des taux de participation en baisse par rapport à 2019

"Mais maintenant, je me sens un peu bête… Parce que les députés européens ont de l’impact sur pleins de sujets, comme l’écologie et l’agriculture…" Comme Ambroise, peu de personnes avaient déposé leur bulletin dans l’urne ce dimanche midi.

À 17 heures, les taux de participation des élections européennes pour les départements des Hauts-de-France étaient de :

  • 43,15 % dans l'Aisne, contre 44,10% en 2019 à la même heure
  • 41,30% dans l'Oise, contre 41,78% en 2019
  • 46,25% dans la Somme, contre 42,56% en 2019
  • 45,1% dans le Pas-de-Calais, contre 48,91% en 2019
  • 44,65% dans le Nord, contre 41,33% en 2019

Cette commune compte se démarquer

Une tendance à la baisse qu'Ailly-sur-Somme compte bien inverser. Cette commune samarienne s'est donnée le défi d'être la commune avec le taux d'abstention le plus faible de France ce 9 juin. À 19 ans, Axel Poiret, a mené une campagne de sensibilisation intense pour inciter les jeunes de sa commune à aller voter. "Je l'attendais depuis longtemps. C'est pour des élections importantes, il y a un petit peu d'émotion", réagit Axel Poiret depuis son bureau de vote dimanche matin.   

Devant les 38 bulletins de vote qui s'étalent sur les tables, un électeur de 82 ans est un peu perdu. S'il est venu aujourd'hui, ce n'est pas pour lui. "Je suis venu pour mes petits-enfants, pour plus tard. Je les adore, je vais voter pour eux", confie cet habitant d'Ailly-sur-Somme. À midi, 27% des inscrits avaient déjà voté dans cette commune samarienne.

"Les sondages peuvent être trompeurs"

Du côté de Lille, Anne, 56 ans, salariée d’une association, et son fils de 24 ans, Thao, étaient, eux aussi, préoccupés par les récents sondages. "On n’y croit pas des masses, même si on sait qu'ils peuvent être trompeurs", analyse la mère. "Quoi qu'il en soit, je vais toujours voter", affirme-t-elle. 

Je n’ai pas lu les trois quarts car je savais à peu près pour qui je voulais voter.

Anne, 56 ans, salariée d'une association

devant un bureau de vote lillois

Avec ces 38 listes différentes, Anne a fait le choix de ne lire que les professions de foi qui l’intéressaient : "Je n’ai pas lu les trois quarts, car je savais à peu près pour qui je voulais voter. Cette année, je fais un choix de cœur plutôt qu’un choix de raison."

À quelques pas du duo, Julien, 40 ans, chirurgien, est venu voter à vélo et en famille – , non sans exaspération. Accompagné de sa femme et de sa fille, il tient à "faire son devoir de citoyen et à donner l’exemple à sa fille". "J’ai lu tous les programmes, les 38", affirme-t-il. Pourtant, il n’a pas réussi à se décider. "Ça m’a juste convaincu de la médiocrité des politiques… Alors, je n’ai pas encore fait mon choix." Quelques minutes plus tard, il ressort de l’isoloir. C’est finalement sa fille qui a choisi "le plus joli bulletin", à mettre dans l’urne. 

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