Avec la faillite d'XL Airways, une cliente de Bersée perd 2850 euros : “On se sent vraiment seul face à tout ça”

© ERIC PIERMONT / AFP
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Elle dénonce l'absence d'aide et de considération.

Par Q.V avec Yann Fossurier

La compagnie aérienne XL Airways a été placée, début octobre, en liquidation judiciaire : outre les 570 salariés qui perdent leur emploi, ce sont près de 130 000 clients qui se voient privés de remboursement, après avoir acheté des billets.

C'est le cas de Céline Hendricx, une habitante de Bersée qui perd ainsi près de 3000 euros. "On se sent vraiment seul face à tout ça et peu considéré" regrette-t-elle. 

 

Pas d'aide du prestataire


"Nous avions acheté en juin nos billets d'avion pour partir en Guadeloupe, pour un voyage qui devait se dérouler en avril 2020, pour cinq pesonnes : mon mari, mes enfants et moi même" explique la Nordiste, assistante en maternelle, qui économisait depuis deux ans pour ce voyage.

Avec la liquidation judiciaire d'XL Airways, "on en a pour 2850 euros" s'alarme-t-elle. "On est passés par une plateforme de prestataires qui s'appelle eDreams." L'agence de voyage en ligne leur a adressé un email  "pour nous dire qu'étant simple prestataire, ils ne faisaient rien dans la procédure, et qu'ils s'excusaient pour la gêne occasionnée."
 
Bersée : cliente, elle a perdu 2850 euros à cause de la faillite d'XL Airways

 

Difficile de se prémunir


La pilule a d'autant plus de mal à passer que la Berséenne pensait s'être protégée contre ce genre d'aléas. "On avait payé notre voyage avec la carte Mastercard Gold, sur conseil de notre conseillère bancaire." Sauf que "cette assistance ne couvre pas les cas de faillite."

Il existe bien une solution, qui s'appelle le "chargeback", et "qui concerne les produits non-livrés par le fournisseur". Sauf que les banques "ne connaissent pas" ce recours, et que "ma conseillère m'a bien fait comprendre que pour elle, y avait peu d'espoir". La Nordiste a tenté de s'unir, sur les réseaux sociaux, avec d'autres clients lésés. Elle est également contact avec un avocat rouennais, dans le but de déposer une plainte.

"Se voir volée de cette façon et sous la conscience de l'Etat, puisqu'il sait très bien ce qu'il se passe en ce moment, c'est encore pire" déplore Céline Hendricx. "C'est un mélange de colère, de frustration et d incompréhension, surtout."
 

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