Finale de Coupe Davis au stade Pierre-Mauroy - Tsonga : "Ôter les doutes"

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Écrit par AFP
Jo-Wilfried Tsonga, le 30 octobre 2018 au Masters 1000 de Paris.
Jo-Wilfried Tsonga, le 30 octobre 2018 au Masters 1000 de Paris. © Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Jo-Wilfried Tsonga, absent cette année de la Coupe Davis jusqu'à la finale contre la Croatie, de vendredi à dimanche à Villeneuve d'Ascq, la faute à son genou gauche qui l'a tenu hors circuit pendant plus de sept mois, s'est attaché à "ôter les doutes" dans sa course contre-la-montre. Interview.

Où vous situez-vous physiquement, deux mois après votre retour de blessure ?


Après Bercy, j'ai su assez rapidement que j'allais faire partie de l'équipe, j'ai eu le temps pour préparer le stage. Avant de venir, j'avais continué à me renforcer musculairement, à faire du cardio pour vraiment arriver ici dans les meilleures conditions pour entamer le stage, où on a travaillé dans la continuité de ce que j'avais entamé avant. J'ai vraiment augmenté les charges de travail, ma capacité à tenir dans la durée a clairement augmenté. Au niveau du jeu, j'ai passé énormément de temps sur le terrain. Tout cumulé, on progresse et l'objectif, c'est éventuellement de le montrer sur le terrain si je suis aligné.
 

Quand vous êtes revenu à la compétition mi-septembre, cette finale de Coupe Davis était-elle un objectif ?


Forcément, c'était dans un petit coin de ma tête. Ce n'était pas une obsession, mon obsession, c'était de reprendre le jeu et de retrouver la forme. La Coupe Davis, je savais aussi que ce n'était pas que de mon ressort, que c'était le choix du capitaine. Je ne me mettais pas de pression par rapport à ça mais je l'avais dans un coin de ma tête, je me disais que c'était un bel objectif, que ce serait quelque chose de chouette pour moi. Mais ce n'est pas quelque chose qui m'obsédait à ma reprise.


Compte-tenu de votre saison quasi-vierge, avez-vous été surpris que Yannick Noah fasse appel à vous ?


On avait eu quelques échanges, je lui avais dit que si j'étais sélectionné, je ferais tout pour être au top. Il a dû juger que j'en étais capable. J'espère que je ne le décevrai pas.
 


Vous n'avez plus joué de match en cinq sets depuis mi-janvier (2e tour de l'Open d'Australie, contre Shapovalov). Avez-vous encore un doute sur votre capacité à pouvoir le faire ce week-end ?


L'objectif des deux, trois dernières semaines, c'était justement d'ôter ces doutes-là, (sur le fait) de savoir si j'étais capable de tenir un match en cinq sets. On a travaillé pour ça. Maintenant, il n'y a jamais de certitudes mais on essaie d'arriver à temps sur tous les +checkpoints+ pour se dire que c'est bon, qu'on est prêt à combattre dans un match en cinq sets. Ca fait quinze ans que je joue, j'ai des repères pour savoir si je suis capable de tenir ou pas. En l'occurrence, pour l'instant, tous les feux sont au vert.


L'équipe de France a perdu les quatre dernières finales qu'elle a jouées sur terre battue. Qu'est-ce que cela vous inspire ?


En 2014, on a perdu contre les Suisses (Federer et Wawrinka) parce qu'ils étaient meilleurs que nous. On a gagné des rencontres sur dur, sur terre, on en a également perdu sur dur de la même manière que sur terre, ce n'est pas un facteur pour nous. Le facteur, ça va être notre capacité à être très bons ce week-end.

Propos recueillis en point-presse.

 

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