FOOTBALL LEAKS. LOSC : quand Gerard Lopez et Marc Ingla rêvaient de bâtir la plus grande agence de joueurs au monde

Avant de devenir patrons du LOSC, Gerard Lopez et Marc Ingla avaient d'autres projets footballistiques. / © MaxPPP
Avant de devenir patrons du LOSC, Gerard Lopez et Marc Ingla avaient d'autres projets footballistiques. / © MaxPPP

Les actuels dirigeants du LOSC avaient créé, en 2013, l'agence de joueurs Kick Partners, domiciliée au Luxembourg, dont l'ambition était de régner sur le marché des transferts. Parmi leur partenaires, un certain Stéphane Courbis. 

Par YF avec Sylvain Morvan (Mediacité), Mediapart et EIC

C'était avant le rachat du LOSC. Quand Gerard Lopez se cherchait encore une porte d'entrée dans le foot business. A l'été 2012, l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois, alors patron de l'écurie Lotus en Formule 1, annonce dans le Financial Times qu'il est prêt à investir 500 millions d'euros dans "des entreprises qui soutiennent et proposent des services aux clubs et acheter des clubs pour les rendre profitables". 

Ce projet, c'est aussi celui de ses associés de Mangrove Capital Partners,  l'Américain Mark Tluszcz et l'Allemand Hans-Jürgen Schmitz. Le trio s'est illustré dans les années 2000 en investissant avec succès dans des start-ups de la "nouvelle économie", comme Skype, célèbre logiciel de téléphonie par internet. Dans le football, ils commencent par créer MPI (Mangrove Player Investments), un fonds luxembourgeois dédié à l'acquisition des "droits économiques" de joueurs. Avec Mediacités et Mediapart, nous nous étions penchés il y a deux ans sur cette structure qui avait acheté des pourcentages sur des Brésiliens encore mineurs en vue d'empocher le pactole lors de prochains transferts. C'est ce qu'on appelle alors la TPO ou tierce propriété, une pratique qui sera interdite par la FIFA en mai 2015.

Une autre structure voit le jour en février 2013, toujours au Luxembourg. Il s'agit cette fois d'une agence de joueurs baptisée Kick Partners. De nouveaux documents issus des Football Leaks - ces millions de données confidentielles recueillies par le magazine allemand Der Spiegel et analysées avec ses partenaires de Mediapart et de l’EIC (European Investigative Collaborations) - ont permis à Mediacités et France 3 Hauts-de-France d'en apprendre davantage sur ses projets, ses activités et ses collaborateurs, parmi lesquels Stéphane Courbis, le fils du célèbre entraîneur Rolland Courbis.
  

Objectif : 500 joueurs, 5 à 10% du marché mondial


Fin 2013, les activités football de Mangrove sont regroupées au sein d'une nouvelle entité, Mangrove Founders. Gerard Lopez en détient 37,5%, son associé Hans-Jürgen Schmitz 25% et le reste appartient à Fedalk Investing, une société offshore domiciliée aux Iles Vierges Britanniques.

Les comptes de Mangrove Founders pour l'année 2016 montrent que Kick Partners est une société affiliée, qu'elle finance. 

 
Extraits des comptes 2016 de Mangrove Founders qui montrent Kick Partners parmi les sociétés affiliées. / © Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg
Extraits des comptes 2016 de Mangrove Founders qui montrent Kick Partners parmi les sociétés affiliées. / © Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg


Les deux chevilles ouvrières de Kick Partners sont l'Espagnol Marc Ingla, ancien dirigeant du FC Barcelone et futur directeur général du LOSC, et l'agent libanais Rawad Kassis, qui s'est occupé, entre autres, des intérêts de l’international ghanéen Asamoah Gyan. 

Dans un PowerPoint préparé à l’occasion d’une rencontre avec des partenaires potentiels à Paris en novembre 2013, la société affiche d'énormes ambitions : "Nous voulons devenir la première agence de footballeurs au monde en termes de nombre et qualité des joueurs, en terme de revenus, en étant l’agence qui regroupe les meilleurs agents pour une vocation mondiale, et en termes de visibilité et pouvoir sur le marché du football".

Dans ce document, on apprend aussi que Kick Partners envisage de regrouper 20 filiales locales couvrant les principaux pays du football, de représenter plus de 500 joueurs et de s’arroger à long terme 5 à 10% d’un marché mondial de 500 millions d’euros, "soit des commissions nettes de 50 à 100 millions d’euros".
 
Dans cette présentation, Kick Partners envisage d'engranger 50 à 100 millions d'euros de commissions. / © EIC
Dans cette présentation, Kick Partners envisage d'engranger 50 à 100 millions d'euros de commissions. / © EIC

L’organisation de Kick Partners est détaillée dans ce même document PowerPoint. Des négociations sont en cours avec plusieurs agents partenaires en Europe (Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, France, Italie, Hollande, Turquie, Luxembourg), au Brésil, en Asie (Japon, Corée), en Australie, dans le Moyen-Orient (Émirats Arabes Unis, Qatar, Arabie Saoudite) et en Afrique de l’Ouest. L’implantation sur les marchés russe, ukrainien, portugais et belge est présentée comme une priorité pour les années 2013-2014.
 
Les ambitions mondiales de Kick Partners résumées en un tableau. / © EIC
Les ambitions mondiales de Kick Partners résumées en un tableau. / © EIC


Enfin, on trouve dans ce document PowerPoint une explication  du nom de Kick Partners : "The opportunity is BIG – we will kick ass !" Traduction :  "L'opportunité est GRANDE - Nous allons botter des culs !". Le tout accompagné de photos de quatre des plus gros agents mondiaux - Jorge Mendes, Mino Raiola, Kia Joorabchian et Pini Zahavi - auxquels Ingla et consorts promettent visiblement d'aller croquer quelques parts de marché.
 
Kick Partners ambitionne de rivaliser avec des agents comme Jorge Mendes, Mino Raiola, Kia Joorabchian et Pini Zahavi, promettant de "botter des culs". / © EIC
Kick Partners ambitionne de rivaliser avec des agents comme Jorge Mendes, Mino Raiola, Kia Joorabchian et Pini Zahavi, promettant de "botter des culs". / © EIC

Thorsten Wirth, dirigeant de l’agence allemande de représentation de joueurs Spielerrat, a assisté à la présentation de Kick Partners à Paris. Le 6 décembre, il raconte la rencontre à ses associés Daniel Delonga et Hannes Winzer : "Le projet : il s’agit d’un fonds d’investissement qui pèse environ 500 millions d’euros et cherche à devenir, au cours des deux prochaines années, l’agence leader au niveau mondial. Ils voient le football comme un business et investissent déjà dans des clubs, des centres de formation, des droits de transferts et des joueurs. L’écurie de Formule 1 Lotus leur appartient (…). Ils construisent un réseau d’agences au Brésil, en Argentine, en France, en Belgique, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie et justement en Allemagne. Les partenaires des projets deviennent actionnaires de Kick Partners".

L'Allemand est sous le charme. Il est si enthousiasmé par sa rencontre avec l’agent libanais Rawad Kassis qu’il va jusqu’à le comparer au PDG de Facebook : "Il a 32 ans et a un passé dans la finance. Il a longtemps travaillé comme agent et il a fait plusieurs deals importants. En ce moment, il fait du business avec le fonds. (…) Il ne veut pas bavarder inutilement – il veut faire du business et il le fait en restant concentré sur son objectif. Un peu comme Zuckerberg – un visionnaire, mais aussi dur comme un roc quand il le faut".
 

Stéphane Courbis comme partenaire


En France, Kick Partners s’appuie sur Stéphane Courbis, le fils du célèbre entraîneur devenu consultant radio, Rolland Courbis. C’est un agent en vue qui travaille ou qui a travaillé avec des joueurs de talent comme Robert Pires, Emmanuel Adebayor, Laurent Koscielny ou Steve Mandanda. 

Un autre document Powerpoint, élaboré à l’occasion d’une rencontre entre les partenaires de Kick Partners, les 4 et 5 mars 2014 à Barcelone, détaille le business plan pour la France sur les cinq premières années. L’objectif est de contrôler 74 joueurs de l’Hexagone au bout de cinq ans d’existence.

Kick Partners envisage de réaliser 4,19 millions d’euros brut de chiffre d’affaires dès la première année, pour un bénéfice de 1,38 millions d’euros brut. La cinquième année, le chiffre d’affaires dans l’hexagone doit atteindre 12,23 millions d’euros, pour un bénéfice de 7,40 millions.
 
Marc Ingla, cheville ouvrière de Kick Partners. / © MaxPPP
Marc Ingla, cheville ouvrière de Kick Partners. / © MaxPPP


En Allemagne, Marc Ingla souhaite s’appuyer sur les agents de la société Spielerrat. Avec 84 joueurs représentés, Kick Partners ambitionne, pour le marché germanique, un chiffre d’affaires de 14,24 millions d’euros brut pour 9,41 millions d’euros de bénéfice annuel au bout de 5 ans.

"Contrôler un club" fait aussi partie de la stratégie de Kick Partners dans la région. Ce que précise aussi Marc Ingla dans un mail adressé à Thorsten Wirth, Daniel Delonga et Hannes Winzer de Spielerrat, le 31 janvier 2014 : "Je suis toujours intéressé par une participation minoritaire dans un club en Allemagne".

Le 12 mars 2014, une rencontre des partenaires est organisée à Barcelone. Thorsten Wirth confie à Marc Ingla et Rawad Kassis ses espoirs et ses craintes vis-à-vis du projet Kick Partners : "Je crois personnellement en l’approche d’un réseau transnational fort avec des partenaires partageant les mêmes idées. Je pense que des synergies découleront de la diversité du groupe. Néanmoins, je pense que le niveau de professionnalisme et de dévouement au projet est très différent selon les parties prenantes".

Marc Ingla acquiesce : "Les fondements du partenariat et la structure globale associée doivent encore être bien analysés et détaillés, mais nous pensons que le modèle existe et qu’il est un modèle gagnant (…) En ce qui concerne le niveau de professionnalisme, je conviens également que tous les agents de la réunion de Barcelone ne continueront probablement pas à collaborer avec KP".
 

Aurier et Fabianski


Des projets de collaboration se dessinent quand même entre les agents fédérés par Kick Partners : "Nous nous sommes rencontrés hier, avec Rawad (Kassis, NDLR) et Stéphane (Courbis), à Munich, et nous travaillerons ensemble sur les cas d’Aurier et de Fabianski", poursuit Thorsten Wirth.

Stéphane Courbis compte parmi ses poulains le défenseur ivoirien Serge Aurier, ancien pensionnaire du RC Lens qui évolue à l'époque à Toulouse, tandis que le gardien de but polonais Lukasz Fabianski, remplaçant à Arsenal, fait partie de l'écurie Spielerrat. Avec l’accord des Allemands, Courbis va tenter de caser Fabianski dans un club français (Marseille et Monaco sont ciblés), tandis que Spielerrat va proposer Aurier au Bayer Leverkusen et à Wolfsburg.
 
Serge Aurier (à gauche), sous le maillot de Toulouse en 2014. / © MaxPPP
Serge Aurier (à gauche), sous le maillot de Toulouse en 2014. / © MaxPPP

Dans un courriel, Rawad Kassis détaille la répartition des commissions prévues dans le cas d’un transfert de l’Ivoirien en Allemagne : "70% pour Kick Partners et 30% pour Spielerrat sur la commission liée au salaire du joueur, 50% pour Kick Partners et 50% pour Spielerrat sur la commission reçue du Toulouse FC sur le transfert". Pour Lukasz Fabianski, bientôt en fin de contrat à Arsenal, Daniel Delonga propose de céder à Kick Partners 50% de la commission perçue au moment de la signature du joueur dans un club français. 

Finalement, ni Leverkusen, ni Wolfsburg ne vont enrôler Aurier, et aucun club français ne désire faire venir le portier polonais... 
 

Conflits d’intérêts au Brésil


Le volet brésilien du projet Kick Partners a particulièrement attiré notre attention. Au Brésil, la société envisage un chiffre d’affaires de 2,81 millions d’euros brut en 2014, pour 640 000 euros de bénéfice. Objectif dans les 4 ans : le chiffre d’affaires doit grimper à 12,74 millions d’euros, pour 6,65 millions de bénéfice. Pour l'agence, il s’agit d’un marché particulièrement alléchant et pour cause : "Les investissements dans les droits économiques en tierce propriété sont très étendus et protégés par le droit sportif local", précise un document de présentation PowerPoint daté de mars 2014. 

Pour rappel, en janvier 2017, l’enquête de Mediacités, Mediapart et France 3 Hauts-de-France révélait que MPI, la filiale de Mangrove Founders dédiée à l’acquisition de joueurs, avait investi dans les droits économiques d’au moins deux joueurs mineurs au Brésil : elle a acheté 22,5% des droits de Gerson Santos da Silva (ramenés ensuite à 12,5%) et 30% de ceux d’Alisson Farias. On retrouve ces deux Brésiliens parmi les joueurs sélectionnés par l’agence Kick Partners.
 
Gerson Santos de Silva (à gauche) en 2015. / © MaxPPP
Gerson Santos de Silva (à gauche) en 2015. / © MaxPPP

Pendant le mercato de janvier 2015, alors que le jeune Gerson est pressenti pour rejoindre l'Europe, Rawad Kassis intervient sur CNN pour parler du joueur, qu'il présente comme son poulain : "Rien n’est arrêté jusqu’à maintenant, on est encore en discussion. (…) Il appartient à un fonds qui s’appelle Mangrove". 

Le nom de Douglas, un autre espoir du club de Fluminense, âgé de 17 ans à l’époque, apparaît également dans le portefeuille de joueurs sélectionnés par Kick Partners. Mangrove possède aussi des droits économiques sur ce joueur. C’est ce que nous confirme un courriel en date du 28 avril 2016, dans lequel Raed Kassis, le frère de Rawad, lui aussi agent du réseau Kick Partners, proposera le jeune milieu de terrain au vice-président de l’AS Monaco Vadim Vasilyev : "Veuillez trouver ci-dessous les joueurs que nous aimerions proposer à l’AS Monaco FC (…) Douglas Augusto : un milieu de terrain central que notre fonds a investi dans ses droits économiques. Il est appelé pour l’équipe nationale brésilienne des moins de 20 ans".

Dans un tweet du 22 mai 2016, Mark Tluszcz, le directeur exécutif Mangrove, présentera également Douglas comme "notre joueur".
 

Des joueurs appartenant en tierce-propriété à Mangrove Founders,  représentés par des agents Kick Partners, société liée elle aussi à Mangrove Founders ? Le conflit d’intérêts n'est pas loin, puisque l’agence peut être tentée de privilégier les profits immédiats de Mangrove, au détriment de la carrière des jeunes Brésiliens. 

Cette présentation Powerpoint confirme en tout cas qu’il s’agit bien de la stratégie de Kick Partners au Brésil : "Investir dans les droits économiques et dans la représentation du joueur, pour contrôler le joueur au moment de la vente".

Le 16 décembre 2014, Gerard Lopez avait évoqué l'agence dans une interview donnée au journal La Voz de Galicia, alors qu'il cherchait à racheter le Club Deportivo Lugo, en deuxième division espagnole. "Nous avons une agence de joueurs assez importante et ça peut accroître la possibilité de prendre des jeunes joueurs". Un fonds pour acheter des droits économiques de joueurs (MPI), une agence pour guider leur carrière et prendre des commissions (Kick Partners) et un club pour les faire transiter... tous les maillons de la chaîne étaient presque réunis.  

Mais six jours plus tard, une circulaire de la FIFA sonne la fin de la tierce priopriété (TPO). Son interdiction entrera en vigueur le 1er mai 2015. Les accords passés avant cette date pourront être exécutés jusqu’aux dates contractuellement prévues, à l’exception de ceux passés entre le 1er janvier et le 30 avril 2015, qui devront être exécutés dans un délai maximum d’un an. Les activités du fonds MPI sont donc condamnées.
 
Marc Ingla à Luchin en juin 2018. / © MaxPPP
Marc Ingla à Luchin en juin 2018. / © MaxPPP


A l'automne 2015, le décès de Rawad Kassis, une des têtes pensantes du projet, va aussi porter un coup d’arrêt aux ambitions de Kick Partners. En janvier 2017, Marc Ingla, l'autre animateur du réseau Kick Partners, accompagnera Gerard Lopez dans sa reprise du LOSC. "Kick Partners n’a plus d’activité", déclarera alors l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois, interrogé sur un possible conflit d'intérêt. "La seule activité de Marc Ingla sera la gestion du LOSC Lille en qualité de directeur général". 

La société Kick Partners n'existe plus aujourd'hui. Elle a été placée en liquidation volontaire puis radiée le 28 juin 2018. Le fonds MPI, lui, existe toujours. Il n'a pas encore encaissé tous les droits économiques qu'il avait acquis sur des joueurs avant l'interdiction de la TPO. Ses comptes de l'année 2017, parus le 11 février dernier, annoncent que "la vente, par la Compagnie, des droits économiques d'un joueur en 2018 fournira un produit de 121 000 euros".

Sollicités au sujet de Kick Partners, Gerard Lopez et Marc Ingla n'ont pas souhaité répondre, "la grande majorité des éléments demandés constituant des informations contractuelles et confidentielles qui n’ont pas vocation à être rendues publiques ni par (nous) ni par les autres parties".  Mark Tluszcz, Hans-Jürgen Schmitz, Stéphane Courbis, Thorsten Wirth, Daniel Delonga, Hannes Winzer et Raed Kassis n'ont pas non plus donné suite.

Rendez-vous vendredi pour de nouvelles révélations Football Leaks liées à un club des Hauts-de-France.
 

Après une première saison en 2016, quinze journaux européens regroupés au sein du réseau de médias European Investigative Collaborations (EIC), dont Mediapart en France, ont révélé en novembre 2018 la deuxième saison des Football Leaks, la plus grande fuite de l’histoire du journalisme. Plus de 70 millions de documents obtenus par Der Spiegel, soit 3,4 téraoctets de données, ont été analysés pendant huit mois par près de 80 journalistes, infographistes et informaticiens. Corruption, fraude, dopage, transferts, agents, évasion fiscale, exploitation des mineurs, achats de matchs, influence politique : les Football Leaks documentent de manière inédite la face noire du football. 
  
Comme pour la première saison des Football Leaks, Mediapart et l’EIC ont choisi de partager les documents avec France 3 Hauts-de-France et Mediacités. Nous avons aussi recueilli des documents et des témoignages inédits qui ne figurent pas dans les Football Leaks.
 
Le lanceur d’alerte Rui Pinto, principale source des Football Leaks, a été arrêté mi-janvier en Hongrie et se bat pour éviter une extradition vers le Portugal, son pays, qui le soupçonne de vol de données et de « tentative d’extorsion » (lire son interview ici). Deux mois avant son arrestation, Rui Pinto avait commencé à collaborer avec le parquet national financier (PNF), à qui il a remis 12 millions de fichiers informatiques issus des Football Leaks. Le PNF a lancé le 19 février une procédure de coopération judiciaire européenne pour partager ces documents, lors d’une réunion d’Eurojust qui a rassemblé neuf pays.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les gens des Hauts : Tourcoing, la ville aux mille visages

Les + Lus