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Hazebrouck : crise municipale et démissions en rafale

Façade de l'Hôtel de Ville d'Hazebrouck, 2012. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Façade de l'Hôtel de Ville d'Hazebrouck, 2012. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Neufs démissions ont clôturé le conseil municipal d'Hazebrouck qui a duré six heures, jeudi 25 février. En cause ? Des relations tendues entre le maire et ses élus qui n'ont cessé de s'envenimer depuis septembre. 

Par D.R

Le point d'orgue du conseil municipal d'Hazebrouck cette semaine était sans conteste les neufs démissions qui ont clôturé la séance. Parmi celles-ci, on compte cinq élus siégeant à la mairie et quatre membres non élus car placés au bas de la liste apolitique du maire Bernard Debaecker, comme l'a rapporté La Voix du Nord.

Une situation envenimée 

Ce coup de théâtre est le fruit de relations tendues entre une partie de la majorité municipale et le maire M.Debaecker qui n'ont fait que s'envenimer depuis des mois. 

Le noeud du problème réside dans l'opposition de certains élus à la présence de Jean-Marc Ducroquet, directeur général des services (DGS) au sein de la mairie. Les méthodes de M.Ducroquet sont, en effet, fortement critiquées. La réorganisation totale des services réalisée en avril dernier n'a pas plu au personnel et aux élus. Les élus frondeurs, menés notamment par Olivier Dassonneville, ont alors réclamé le départ de Jean-Marc Ducroquet, mais le maire Bernard Debaecker a refusé cette alternative.

Un guet-apens politique 

Ajoutant toujours plus d'huile sur le feu, Olivier Dassonneville, qui s'est vu destitué du conseil municipal d’Hazebrouck par le tribunal administratif en janvier, a fait appel de cette décision et a exprimé de vives critiques sur la gestion de la municipalité par le tandem Debaecker/ Ducroquet dans la Voix du Nord.

Pour Bernard Debaecker, cette fronde s'apparente à une attaque politique, un véritable "guet-apens". Soutenu par l'autre partie de sa majorité qui lui ont publiquement renouveler leur confiance, le maire doit parvenir à ressouder sa majorité, ou faire face à son inévitable explosion. A l'heure actuelle, une élection partielle n'est pas nécessaire mais si onze nouvelles personnes démissionnent, sans être remplacées, l'hypothèse pourrait être envisagée. 

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