Hommes surreprésentés, salaire plus élevé : de plus en plus de frontaliers belges travaillent dans les Hauts-de-France

En 2021, près de 8 700 résidents belges ont franchi quotidiennement la frontière pour rejoindre leur poste de travail dans les Hauts-de-France. Un chiffre en très forte progression depuis 2017 (+ 35%), selon une étude de l'Insee.

En 2021, ils étaient près de 8 700 résidents belges à franchir la frontière pour rejoindre leur poste de travail dans les Hauts-de-France. Un chiffre en très forte progression depuis 2017 (+ 35 %). Même si le flux dans ce sens-là de la frontière est moins important : les Français exerçant un emploi en Belgique sont, eux, 34 500.

  • Un choix de résidence

Les trois quarts des travailleurs frontaliers sont nés en France. La forte augmentation des frontaliers Belgique-France semble donc davantage liée aux choix la part des Français de résider en Belgique, plutôt que d’une attractivité du marché travail français pour Belges. 

  • Une concentration des zones d’emplois

La quasi-totalité des flux sont dirigés vers sept zones d’emploi : Lille, Roubaix-Tourcoing, Valenciennes, Maubeuge, Dunkerque, Lens et Douai. Elles sont toutes proches ou facilement joignables depuis la Belgique. Mais 8 résidents belges sur 10 rejoignent la Métropole européenne de Lille qui concentre largement l'attractivité.

Et, même phénomène de concentration en Belgique : les deux tiers des frontaliers travaillant dans les Hauts-de-France, viennent de l'arrondissement de Tournai-Mouscron. 

  • Les hommes surreprésentés

Le profil des frontaliers est celui d'une personne âgée de 30 et 49 ans, exerçant comme cadre ou profession intermédiaire. Ce sont le plus souvent des hommes embauchés en CDI.

Plus de 6 emplois sur 10 relèvent de l’administration publique, l’enseignement, l’action sociale, le commerce, les transports ou les services.

  • Un salaire plus élevé

Le salaire horaire net moyen des frontaliers s’élève à 18,8 euros contre 15,2 pour les salariés résidents de la région, soit un écart 23,8 %.

Les frontaliers sont surreprésentés dans catégories socioprofessionnelles percevant des salaires plus élevés, en particulier chez les cadres et les professions intellectuelles supérieures.