Braderie de Lille : entre retrouvailles et opération com, une rentrée aussi pour les partis politiques

Ils viennent se retrouver, se jauger, convaincre : la braderie de Lille est aussi un événement pour le monde politique lillois et même au-delà. Le déplacement de Jean-Luc Mélenchon, notamment, a déplacé une foule importante sur le stand NUPES.

Retrouvailles, dîner entre clans, occasion de se mêler à leurs électeurs : pour les hommes et femmes politiques, la braderie de Lille n'est pas qu'un rendez-vous commerçant. Plusieurs formations et partis ont rassemblé leurs troupes pour cet événement, à commencer par la gauche, traditionnellement très présente dans les grands rassemblements populaires lillois. 

La première, c'est bien sûr la maire de Lille, Martine Aubry, qui comme Pierre Mauroy à l'époque ne rate que très rarement la braderie. Malgré la pluie battante, elle a d'abord fait un premier arrêt pour saluer les écologistes, des échanges courtois quoiqu'un peu piquants aux entournures. La maire est ensuite passée saluer les associations, porte de Paris, mais a surtout longuement retrouvé le camp socialiste notamment autour d'une traditionnelle moule-frites. 

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Martine Aubry à la braderie de Lille 2022 ©Myriam Schelcher / France Télévisions

L'alliance NUPES s'est aussi déplacée en nombre avec notamment la présence de Marine Tondelier, élue d'opposition à Hénin-Beaumont ; le député du Nord Adrien Quatennens, et surtout le patron des insoumis, Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a pris la parole à la tribune à 16h, devant une très large assemblée essentiellement composée de jeunes. C'est d'ailleurs à eux que Jean-Luc Mélenchon s'est adressé en priorité dans son discours.

L'ambiance est moins rose pour les représentants de la majorité présidentielle, dont le stand est surtout entouré d'opposants à la politique menée par Emmanuel Macron et LREM. Ambroise Méjan, président des Jeunes avec Macron, relativise : "On a un stand au milieu de tous les autres stands politiques, forcément, on se retrouve à côté de gens qui ne sont pas d'accord avec nous. Ça fait partie de la vie politique, on aime bien débattre, on aime bien échanger. Tant que ça reste bon enfant, ça nous va. La démocratie s'exprime et c'est très bien comme ça" sourit le jeune homme.

Tous espèrent en tout cas, avec leur présence, résoudre au moins en partie la fracture qui s'est creusée entre les électeurs et le monde politique, attestée par le très faible score de participation aux dernières élections législatives.