DOSSIER. L'aire d'accueil pour les gens du voyage d'Hellemmes-Ronchin, bombe à retardement environnementale

Depuis 2014, les habitants de l'aire d'accueil d'Hellemmes-Ronchin, coincés entre deux usines polluantes, demandent à être relogés pour raisons de santé. Lenteur de l'administration, casse-tête des terrains, anti-tziganisme de la loi française... De nombreux obstacles se dressent face à eux.

"Au moins, aujourd'hui, il pleut." Sur l'aire d'accueil d'Hellemmes-Ronchin, où vivent quelques 200 voyageurs, il y a deux météos : la pluie, ou la poussière. La route adjacente est un ballet de camions de chantiers qui déboulent l'un après l'autre dans un bruit de tonnerre, parfois bien au-dessus de la limitation de vitesse autorisée. Sur le mince trottoir, aménagé pour permettre notamment aux enfants de se rendre à l'école, des particuliers ont déversé des ordures, pneus et planches, frustrés de se voir interdire l'usage des deux bennes réservées à l'aire d'accueil.

Alentours, la vue n'est pas plus réjouissante : l'aire d'accueil est voisine d'une ligne à haute tension et d'une autoroute, encadrée par une usine à béton et une concasserie de gravats. Tous ne sont pas arrivés en même temps. Le premier sur le terrain, ça a d'abord été l'usine à béton, dans les années 80. A la fin des années 1990, quelques caravanes s'installent sur une parcelle voisine. "C'était un terrain sauvage, pas une aire d'accueil. On avait juste une arrivée d'eau, une arrivée de courant, et du gravier. On a vécu 15 ans sur ce terrain vague, on n'a jamais eu aucune maladie, aucun problème de peau. Et aujourd'hui, on ose nous dire qu'on a des soucis parce qu'on a pas d'hygiène !"

"Les bébés, si on les laisse trop longtemps dehors, ils finissent à l'hôpital"

L'affront date de 2007, mais Sue-Ellen Demestre ne décolère toujours pas. A l'époque, les communes d'Hellemmes et de Ronchin s'entendent pour construire une véritable aire d'accueil, avec des dalles pour les caravanes, et des sanitaires. Il s'agit alors de se mettre en conformité avec la loi relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, dite loi Besson, votée quelques années plus tôt. L'aire est imbriquée sur les contours de l'usine à béton, et plus proche d'à peine quelques dizaines de mètres. Le soulagement des voyageurs est de courte durée. "Un an après, on a tous attrapé la gale du ciment, des boutons qui s'infectent sous la peau. Tout le terrain, 200 personnes. On a eu du mal à s'en débarrasser" explique la jeune femme, photos à l'appui. 

Fin 2013, c'est au tour de la concasserie de s'implanter dans une zone autrefois boisée. La construction isole l'aire d'accueil entre les deux chantiers. "Avec la concasserie, c'est les problèmes respiratoires qui ont commencé. Déjà, la bétonneuse fait énormément de poussière, avec celle de la concasserie, ça devient phénoménal. Tout s'est enchaîné. On a des problèmes d'asthme, de poumons. Les bébés, si on les laisse trop longtemps dehors, ils finissent à l'hôpital. Ils avalent la poussière, ils sont malades. [Plusieurs bébés de l'aire ont été hospitalisés pour des insuffisances respiratoires, ndlr]. On a aussi des problèmes d'yeux, des migraines à cause du bruit qui est constant, énumère Sue-Ellen Demestre. Je pense que l'environnement a joué dans nos cancers. De toutes les aires d'accueil alentours, c'est le terrain où on a le plus perdu de gens à cause des cancers."

Le silence s'installe un moment, pendant que Sue-Ellen nous mène à travers l'aire, s'arrête devant l'une des caravanes. "Il y a deux ans, j'ai perdu ma belle-soeur... Ça me tue, souffle-t-elle. On sera relogés un jour, mais quand ce sera le bon moment pour eux. Pas parce que nous, on risque notre vie."

Car dès l'installation de la concasserie, et la multiplication des affections de santé sur l'aire, les voyageurs d'Hellemmes-Ronchin ont constitué un collectif pour demander la relocalisation de leur lieu de vie. Un collectif uniquement composé de femmes. Les hommes n'attendaient déjà plus rien de pouvoirs publics qui ont rarement facilité la vie de leur communauté. C'était en 2015. Depuis, une première génération s'est épuisée dans les méandres et les délais de l'administration. Sue-Ellen Demestre et une de ses soeurs ont pris le relais.

"On nous a dit que c'était vivable" : les tests remis en question

Ce jour-là, la militante craque. Un énième appel de la Métropole Européenne de Lille, compétente sur le dossier. "C'est encore une nouvelle personne", chuchote rapidement Sue-Ellen à ses proches avant de reprendre la conversation. On les informe que la préfecture aurait commandé de nouveaux tests anti-pollution. "C'est de nouveau vos plaques en métal, là ?" Surprise, l'agente de la MEL répond par l'affirmative. "Ils nous l'ont déjà fait, ça a été posé une semaine, et on nous a dit que c'était "vivable" sur cette durée. Mais nous, on y vit depuis quinze ans ! Vous croyez qu'on a besoin de tests ? Vous croyez qu'on ne les voit pas, les effets sur nos vies ? Et les personnes qu'on a perdues, qui va nous les rendre ?" 

En effet, selon la préfecture, "des relevés ont été effectués en 2015 mais leur interprétation n'a pas permis de déterminer l'impact sanitaire des poussières. Ils nécessitent d'être complétés par une étude plus poussée, qui a été prescrite par le préfet, par arrêté préfectoral pris en novembre 2020." Mais la méthode employée pour ces relevés pose elle-même question. Le dispositif se compose d'une plaque en métal, fixée perpendiculairement à une tige en fer. La surface plane de la plaque est censée mesurer l'accumulation de la poussière. Problème : à chaque pluie, la plaque est entièrement nettoyée. "Pardonnez-moi de le dire comme ça, mais c'est de la connerie" commente amèrement Sue-Ellen Demestre.

L'Agence Régionale de Santé (ARS) est aussi passée sur l'aire d'accueil, suite à des signalements, mais juge que "ces signalements faisaient état de symptômes non spécifiques (maux de têtes ou démangeaisons) ne permettant pas d’identifier une cause à ces derniers - les causes de ces symptômes pouvant être multiples - ni d’identifier la prévalence  de pathologies en particulier." Lors de notre visite, les habitants sont unanimes sur les symptômes qui les affligent. La multiplicité des causes est expliquée autrement par les voyageurs : chaque local et entreprise autour du camp amène, avec son activité, des problèmes spécifiques.

L'ARS rappelle qu'elle avait également missionné une infirmière de la sauvegarde du Nord, en 2018,  afin de rencontrer les habitants et de consulter leurs dossiers médicaux. "Les médecins de l’Agence ont ensuite procédé à l’analyse des données recueillies. Cette analyse indique que "si le résultat doit être considéré avec précaution - dans la mesure où les documents médicaux (ordonnances, etc.) n’ont été que très partiellement conservés par les personnes vivant sur le site - cette analyse fait ressortir l’existence de problématiques de santé liées à la situation précaire des personnes interrogées, mais n’a pas permis de démontrer l’existence d’un lien particulier avec le positionnement géographique de l’aire."

C'est face au manque de résultats de ces analyses que la préfecture a décidé de prescrire sa nouvelle étude, "pour disposer d'éléments tangibles sur la composition des poussières et leurs effets potentiels sur la santé des gens du voyage" précisent les services de communication dans un mail de réponse.

Les gens du voyage exclus du paysage

"L'immobilisme des pouvoirs publics, c'est la constante principale [autour de la question des aires d'accueil, ndlr]. C'est un sujet qui n'est pas populaire. Politiquement, il ne rapporte rien, voire même il est très mal maîtrisé. On a du mal à trouver des gens qui comprennent, qui savent appréhender ces sujets, autant que des techniciens compétents dans la mise en oeuvre des politiques d'accueil. C'est un ensemble d'immobilisme et d'incompétence, avec parfois, en plus, de la malveillance" résume William Acker. Juriste, issue de la communauté des voyageurs, il a sorti en avril dernier un livre intutilé "Où sont les gens du voyage ?, un vaste travail de recensement de la situation des 1 358 aires d'accueil de France, inspiré des travaux de l'ethnologue Lise Foisneau.

"On est dans des schémas urbanistiques où ces populations sont reléguées à la marginalité, notamment à côté d'usines et pas que. Ce qui est assez intéressant, c'est que même dans les départements ruraux, on retrouve ce phénomène d'installations à proximité de nuisances environnementales, rappelle-t-il. Et ça, ça s'explique parce que le premier objectif, c'est de faire en sorte que l'aire d'accueil soit le plus loin des zones d'habitation. Or quand on éloigne au maximum, on est face à une augmentation des coûts : en termes de raccordement, de viabilisation du terrain... C'est finalement logique qu'on rapproche les aires d'accueil de sites qui existent déjà, et qui ont eux-mêmes été éloignés pour d'autres raisons. C'est le cas des installations à forte nuisance environnementale et industrielle. Déchetteries, autoroutes, cimetières ou aussi souvent des mosquées, puisque c'est également un équipement public qu'on autorise mais qu'on éloigne", note ce professionnel du droit.

Pour le spécialiste de la question, un tour de la presse régionale suffit à mesurer l'ampleur de l'anti-tziganisme en France. "Il y a même une forme de ce qu'on pourrait appeler un anti-tziganisme public, qui se joue sur plein de tableaux, il suffit de regarder les déclarations de certains élus, les manifestations de riverains..."

En 2020, le Bureau Européen de l'Environnement sort une étude nommée "Poussés vers le terrain vague", qui constate que le même phénomène se répète partout à travers l'Europe du Nord et développe la notion de "racisme environnemental", aujourd'hui employée par William Acker. "Si les gens du voyage sont si exposés dans les aires d'accueil aux nuisances et aux pollutions, c'est que le public qui en est usager importe peu. On peut comparer avec les lieux qu'on met à disposition pour d'autres habitations mobiles, comme les aires pour camping-car. Elles sont en centre-ville, elles sont au bord de la mer, il y a une offre privée très importante... Il y a deux systèmes d'accueil des habitations mobiles, où, in fine, la différence se joue sur qui est l'usager, et là en l'occurrence sur ses origines ethniques. Il ne faut pas se leurrer." 

Aller ailleurs, pour aller nulle part

Aurait-il été possible de construire, sur l'aire d'Hellemmes-Ronchin, un lotissement ou même une barre d'immeuble ? "Mais certainement pas ! retoque le juriste. Le problème, c'est que les aires d'accueil ne sont pas considérées comme des zones d'habitation. On ne parle pas d'un loyer, c'est là toute la subtilité, on parle par exemple d'une "autorisation temporaire de stationnement". Aujourd'hui, une grosse partie des aires sont finalement habitées. On n'a plus à faire à des accueillis mais à des habitants, qui paient parfois plusieurs centaines d'euros par mois, pour rester sur un lieu donné. En pratique, c'est un loyer. Ils sont domiciliés dans la ville." 

En effet, dans les détours du droit français, la caravane a pris le statut d'habitation, mais pas de logement. Une astuce de vocabulaire qui cache une différence majeure. "L'habitation n'a pas du tout le même statut protecteur, quand le logement ouvre des droits. Ces gens n'ont pas accès au droit au logement opposable, ils n'ont pas accès aux chèques énergie, aux APL... Finalement, ils sont victimes d'habitat indigne."

A Hellemmes-Ronchin, les familles se retrouvent face au mur : mieux vivre, désormais, impliquerait d'abandonner toute une vie. "On n'a pas de place, ici, rappelle Lisa Demestre, en désignant le terrain surpeuplé. Moi, j'ai la haine. Mon gamin de 12 ans, en ce moment, il dort dans la voiture..." Sa soeur, Sue-Ellen, s'est résolue à entreprendre une demande de maison. "Ce n'est pas du tout ma vie, mais je n'ai pas le choix, je le fais pour mes enfants. Toutes les aires sont polluées. On est français, on nous a demandé de nous sédentariser quand le voyage nous allait très bien, on fait comme on nous demande, donc on veut un minimum." 

William Acker, en contact depuis plusieurs années avec le collectif de femmes de l'aire d'accueil, sympathise. "On perçoit la sédentarisation comme quelque chose de bénéfique, c'est un regard des sédentaires porté sur les voyageurs, mais quand on interroge le regard du voyageur, c'est une violence. Quand toute votre vie a été tournée autour de pratiques et de savoirs liés au voyage, et on vous enlève ça d'un coup, c'est une partie non-négligeable de ce que vous êtes." 

La sédentarisation, plus ou moins forcée, des collectifs itinérants n'est pas une problématique née d'hier. "C'est quelque chose de très pervers, qui était déjà en marche avant les années 1950. La question de l'internement des nomades pendant la seconde guerre mondiale, c'était aussi de les sédentariser, d'en faire des "hommes modernes", c'est ici que ça prend racine" rappelle le juriste. Depuis, le droit coince les gens du voyage entre deux feux. D'un côté, la circonscription de cette communauté sur des aires restreintes et isolées. De l'autre, une criminalisation progressive du voyage. Car la fameuse loi Besson n'a pas seulement contraint les communes à construire des aires en dur. "Une collectivité ou une intercommunalité à qui on demande de construire deux aires, si elle le fait, elle peut ensuite interdire tout le reste de son territoire aux voyageurs. Deux parkings, sur des territoires qui font plusieurs centaines de kilomètres carrés. C'est une exclusion majeure de territoire. En 2018, on a doublé les peines de prison pour installation illégale et on a créé une amende forfaitaire. Aujourd'hui, on peut avoir 500 euros d'amende parce qu'on n'est pas installé correctement."

Il faudrait donc aller ailleurs, mais pour aller nulle part. Sue-Ellen Demestre connaît bien cette petite musique. "Vous savez qu'ils ont osé nous dire : "si vous voulez respirer, vous n'avez qu'à sortir de votre terrain 3 mois par an." Ça, je veux que vous le mettiez, parce que je n'y crois toujours pas. Depuis que je fais partie de ce collectif, j'ai vu que les politiques peuvent vous promettre des choses dans les yeux et vous oublier dès que vous êtes retourné."

"On est toujours sans solution" : le casse-tête des terrains

A la Métropole Européenne de Lille, il y a pourtant deux hommes qui n'oublient pas. Ils ont tous les deux pris leurs fonctions en 2014, alors même que la concasserie vient de s'implanter à côté de l'aire d'accueil. Par hasard, ils s'appellent tous les deux Patrick. L'un, Patrick Geenens, est maire de Ronchin. L'autre, Patrick Delebarre, maire de Bondues et chargé pour la MEL de la question des aires d'accueil. Concernant celle d'Hellemmes-Ronchin, ils sont unanimes : "Personne ne voudrait habiter là. Dans la métropole, il y a une quinzaine d'aires qui sont assez anciennes, certaines ont été rénovées et d'autres doivent l'être. Une aire d'accueil, selon la loi, c'est un endroit où on passe. Mais autour de Lille, et de toutes les grandes agglomérations de la métropole, les gens s'y installent et s'y accrochent, parce qu'ils n'ont pas d'autre endroit où aller, reconnaît Patrick Delebarre. Les familles sont là historiquement, ce sont des quartiers dans la ville."

Aussi, quand le collectif de femmes portent jusqu'à lui les problèmes de santé et de voisinage des habitants de l'aire, c'est la MEL qui demande à l'ARS de mener ses premières analyses, quand la préfecture pose ses capteurs à poussière. "On a attendu longtemps, ça n'a rien donné de tangible. Dernièrement, la préfecture a pris un arrêté un peu plus musclé pour demander aux entreprises de payer des analyses, pour vérifier que leurs activités n'avaient pas d'effets sur la santé des gens. L'arrêté a été porté à leur connaissance, et pour le moment, elles freinent des quatre fers en disant que c'est impossible. Mais la préfecture va y arriver. Nous, on est des élus, et on demande à ce que des choses se fassent pour protéger ces gens, qui sont des habitants de la MEL et de la ville. Ces femmes très courageuses ne lâchent rien, elles poussent et elles demandent des comptes, salue gravement Patrick Delebarre. On rêve pour ces gens d'un habitat adapté et digne de ce nom."

Le dernier schéma départemental, voté il y a déjà un an et demi, prévoît de privilégier cette solution, un bâti en dur constituant un logement de droit commun, assorti d'une possibilité de garer une caravane. Mais où ? Une vingtaine de communes doivent encore se mettre en conformité avec la loi Besson, et certains élus font de la résistance. Il faut aussi que le terrain soit déjà public, pour éviter des années de procédure de changement d'affectation. Il faut qu'il ne soit pas trop éloigné, pour les habitants qui ont des emplois à proximité de l'aire. "Aujourd'hui, on est toujours sans solution de terrain, ni provisoire, ni définitif à leur proposer. Et le temps passe, ça, c'est vrai, soupire l'élu. Mais on continue à chercher pour les relocaliser dignement."

L'autre piste serait de déplacer non pas l'aire d'accueil, mais la concasserie. Selon le maire de Ronchin, l'activité s'est implantée illégalement sur ce terrain autrefois boisé. "Dans son dernier PLU, la ville de Ronchin a demandé à la MEL de faire de cet endroit une zone d'intérêt général pour promouvoir de l'habitat adapté. Il y a une réserve sur le PLU pour pouvoir le faire, mais il faut pour cela que la concasserie arrête son activité et puisse se relocaliser. Fin 2013, il y a eu une autorisation préfectorale pour cette activité. Mais je pense que, très vite, ils se sont aperçus qu'ils n'étaient pas dans le bon zonage. Cette activité n'était pas du tout adaptée, puisqu'on était ici en zone naturelle à l'époque", retrace Patrick Geenens, plans satellite à l'appui.

Là encore, rien n'est simple. L'entreprise présente sur le site a ouvert un contentieux pour contester ce nouveau plan qui caractérise son activité comme incompatible avec le règlement d'urbanisme. Faire fermer la concasserie reviendrait à se priver d'une activité dont la MEL est cliente, notamment pour la construction des routes et infrastructures. "Le directeur essaie de se faire comprendre, temporise Patrick Delebarre. Il m'a dit : moi, si vous me trouvez demain, dans la métropole, un endroit où faire mon métier, je me déplace. Mais là aussi, il faut un terrain." Problème : coupé en tous sens par un noeud ferroviaire et routier, la commune de Ronchin est "pleine comme un oeuf, je n'ai plus un mètre carré de terrain municipal. Et les élus de la métropole ont décidé courageusement qu'il n'y aurait plus aucune artificialisation nette des terres agricoles, donc je ne peux pas prendre là non plus" rumine Patrick Geenens.

"On ne peut pas donner de date, conclut Patrick Delebarre. On a l'espoir intime de trouver une solution très vite. En tout cas, on doit s'accrocher. Vous savez, les gens du voyage ne sont pas populaires..." Retour à Hellemmes-Ronchin, où cette impopularité a déjà fait plusieurs morts : "Monsieur Delebarre, je sais qu'il se bat pas mal pour nous. Mais au final, est-ce que c'est lui qui a le pouvoir ? Je continue le combat pour le collectif, pour dénoncer, mais je ne crois plus en rien" termine Sue-Ellen Demestre.

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