Lille : 2.000 personnes défilent pour défendre les droits des travailleurs, la gauche rassemblée

A Lille, comme dans d'autres autres villes de la région, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs, accompagnées de nombreuses figures politiques de gauche. 

Le samedi 1er mai 2021 à Lille.
Le samedi 1er mai 2021 à Lille. © Marie Lebrun / France Télévisions

Les confinements passent et ne se ressemblent pas : l'année dernière, en pleine première vague de l'épidémie de Covid-19, les organisations syndicales avaient préféré annuler les rassemblements dans la rue pour la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs, le 1er mai, à cause de la situation sanitaire. 

En 2021, ce sont plus de 2.000 personnes qui ont déambulé dans les rues de Lille, en musique, notamment au rythme des musiques du musicien roubaisien HK. Plusieurs centaines d'ouvriers, de fonctionnaires, d'intermittents du spectacle, parmi les professions les plus touchées par la crise, étaient présents.

La situation sanitaire était au coeur des préoccupations des Français présents dans la rue, ce samedi 1er mai. "C'est essentiel de défiler, particulièrement cette année, car nous nous dirigeons vers une crise sociale. La quatrième vague de l’épidémie sera économique et sociale", estime Marie-Pierre Choquel, une militante LFI à la retraite dont le témoignage a été récolté par notre journaliste sur place, Marie Lebrun. "Je suis enseignant et j’ai appris hier que ma classe était fermée car un élève a été testé positif. Les conditions de travail et sanitaires ne sont pas réunies pour accueillir les enfants correctement. Les enseignants ne sont pas prioritaires sur la vaccination. C’est donc le bon moment de rappeler que les travailleurs sont là et souffrent", abonde Alain Talle, professeur et militant au SNUipp-FSU.

De nombreux représentants politiques de la gauche s'étaient donné rendez-vous à Lille pour accompagner le cortège : Martine Aubry, la maire de Lille, Fabien Roussel, le candidat déclaré du PCF à l'élection présidentielle de 2022, Benoit Hamon, Eric Piolle, le maire de Grenoble ou encore Karima Delli, candidate de la gauche rassemblée pour les élections régionales dans les Hauts-de-France.

Les députés LFI Ugo Bernalicis, Adrien Quatennens et Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle de 2022, étaient également présents. Le leader de la France insoumise en a profité pour tenir une sorte de meeting politique dans le cortège. Un comportement qualifié "d'indécent le jour de la fête des travailleurs" par un des leaders présents ce samedi. 

Des manifestations ont eu lieu ailleurs dans les Hauts-de-France ce samedi notamment à Arras, Dunkerque et Amiens, où 300 personnes étaient rassemblées.

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