Lille : des militants pro-Zemmour dégradent le domicile de l’écologiste Sandrine Rousseau et la permanence du député insoumis Adrien Quatennens

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Écrit par Martin Vanlaton avec AFP

Des affichettes à l’effigie d’Eric Zemmour ont été placardées en pleine nuit et des sacs-poubelle empilés sous les fenêtres du domicile lillois de Sandrine Rousseau. Une tentative d’intimidation dénoncée par la porte-parole écologiste, qui a déposé plainte. Parallèlement, la permanence lilloise du député Insoumis Adrien Quatennens a elle aussi été dégradée par des soutiens du polémiste.

Les faits remontent à la nuit du mardi 21 au mercredi 22 décembre. Ce soir-là, des militants du candidat d’extrême-droite Eric Zemmour se sont rendus au domicile lillois de Sandrine Rousseau, finaliste de la primaire écologiste et vice-présidente de l’université de Lille.

Des tracts à l’effigie du polémiste ont été placardés sur la porte d’entrée et la façade de celle-ci. Parallèlement, des sacs-poubelle ont été déposés au pied de son domicile.

Bruits de sonnettes continus

L’écologiste, absente au moment des faits, n’a pas tardé à réagir et a déposé plainte au commissariat de La Rochelle. Selon l’AFP, qui a pu consulter la plainte, celle-ci relate que le conjoint de Sandrine Rousseau, présent au moment des faits, été réveillé "par des bruits de sonnettes continus". Lorsqu’il a ouvert la porte, "il n'y avait plus personne dans la rue", précise la plainte.

Ce que confirme la plaignante, dans un message posté sur les réseaux sociaux, expliquant que les "militants de Zemmour ont tambouriné" à sa porte. "Un pas de plus a été franchi dans la dénégation de la démocratie. Ces intimidations décuplent mon énergie à porter des discours écologistes, sociaux, féministes et antiracistes", a-t-elle écrit.

La permanence parlementaire de l’insoumis Quatennens également dégradée

Au lendemain de ces dégradations, de nombreuses personnalités politiques ont apporté leur soutien à Sandrine Rousseau. À commencer par Yannick Jadot, candidat écologiste à la présidentielle, qui dénonce une "insupportable dérive".

Parallèlement, la permanence parlementaire lilloise du député Insoumis Adrien Quatennens a aussi été la cible de tracts présentant le visage du polémiste.

"Derrière les images policées d’un Zemmour au coin de la cheminée, ses partisans mettent des grands pains dans la figure de militants pacifiques, menacent de mort des élus de la République, dégradent des permanences parlementaires, écrit le député sur Twitter. Chaque jour un peu plus. Stop !"

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des "intimidations" concernant les dégradations du domicile de Sandrine Rousseau et les collages sur la permanence du député, ajoutant que "l’extrême droite, c'est grave en France".

"Nous ne sommes pas informés de quoi que ce soit. Nous ne savons même pas où se situe le domicile de Mme Rousseau !, a pour sa part expliqué le porte-parole d'Eric Zemmour, Antoine Diers, au journal LibérationDe même elle ne donne aucuns éléments permettant d’accréditer le fait que les personnes seraient liées au parti reconquête…"