Lille Piano(s) Festival : deux étudiants lillois passionnés de clavier et de musique électronique en concert ce samedi

Mattis Dupont-Bianchi et Marin Moreau, deux prodiges étudiants en première année à l'ESMD (Ecole Supérieure Musique et Danse) de Lille sont invités par le Lille Piano(s) Festival à donner une performance live gratuite à la Gare Saint-Saveur. Au menu : synthé, chant, machines... 

Mattis Dupont-Bianchi (à gauche) et Marin Moreau (à droite).
Mattis Dupont-Bianchi (à gauche) et Marin Moreau (à droite). © Olivier Dubois/ESMD

Ils n'ont que 18 et 22 ans respectivement mais ont tout des grands. Marin Moreau et Mattis Dupont-Bianchi, deux étudiants de l'ESMD (École Supérieure Musique et Danse) à Lille se produiront au Lille Piano(s) Festival ce samedi lors d'un set électro sur l'esplanade de la gare Saint-Sauveur à 13h-14h et 15h30-16h30. 

"C'est une occasion superbe pour nous, se réjouit Marin Moreau. Je fais des études de musique, mais vivre de la musique c'est énorme". Même sentiment pour son camarade, Mattis Dupont-Bianchi, "On a essayé de bien travailler pour être à la hauteur, jouer à Saint Sau, c'est quelque chose". 

C'est une énorme gratification, si on nous propose ça, c'est que nos responsables pensent qu'on est capable de le faire.

Mattis Dupont-Bianchi, étudiant à l'ESMD de Lille

C'est la première fois pour les deux clavieristes que leurs morceaux sont joués de la sorte en live. "C'est challengeant, explique Mattis. C'est une énorme gratification, si on nous propose ça, c'est que nos responsables pensent qu'on est capable de le faire. On est content du résultat qu'on va présenter". En effet, cette performance live est possible grâce à un partenariat entre l'ESMD et le Lille Piano(s) Festival

Biberonnés à l'électronique, au rap, au jazz et à la funk

Pour Marin, proposer un tel set est naturel "J'ai toujours écouté que ça, mes influences sont beaucoup de musiques actuelles et de jazz". Il interviendra avec un ami à lui rappeur, Lucien Ndiaye pour proposer une performance electro et rap sous le nom de groupe "Sailor Di" : Marin sera au clavier et machines, Lucien au chant/rap. 

Marin au clavier et son ami rappeur Lucien, le binôme Sailor Di.
Marin au clavier et son ami rappeur Lucien, le binôme Sailor Di. © Sailor Di

Mattis proposera quant à lui en seconde partie "un projet musique électronique et chant". Sa passion pour la musique "a commencé il y a longtemps, en écoutant de la dubstep, de là j'ai ouvert un logiciel pour la première fois au lycée et, petit à petit, j'ai découvert des sonorités électroniques, les synthétiseurs, je ne me suis pas arrêté depuis."

De bonnes ondes à volonté

Si Mattis voit en ce set une "introspection" qui permet aux gens "de rentrer dans un univers qui m'est propre avec des sonorités acoustiques et électroniques", il veut également faire passer un message : "s'autoriser à se laisser-aller, ne pas brider ses pensées ni ses sentiments." Cette performance live "représente toutes mes influences", ajoute Marin. "On veut partager avec les gens, les faire danser et leur permettre de passer un bon moment." 

On veut partager avec les gens, les faire danser et leur permettre de passer un bon moment.

Marin Moreau, étudiant à l'ESMD de Lille

Trois jours d’effervescence musicale

Moment fort de la saison de l’Orchestre National de Lille, le Lille Piano(s) Festival met à l'honneur les différents types de claviers : le piano bien sûr, mais aussi l’orgue, le clavecin, l’accordéon, les percussions et donc les claviers électroniques ! Plus de 80 artistes issus des milieux classique, jazz, electro, de la musique du monde ou des musiques actuelles vont se produire pendant trois jours. La participation de rappeurs est une première.

Trois jours d'effervescence musicale pendant le Lille Piano(s) Festival 2021
Trois jours d'effervescence musicale pendant le Lille Piano(s) Festival 2021 © Orchestre National de Lille

Les deux jeunes hommes sont conscients de la chance qu'ils ont "je vais devoir gérer toutes les prods, faire du live, improviser sur piano", détaille Marin, qui avait l'habitude "de concerts où on mettait une musique et où mon binôme rappait au-dessus". Une nouvelle expérience avec un peu de pression, certes, mais un chose est sûre, ils veulent "kiffer" le moment, et c'est le plus important. 

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