Pour Martine Aubry, “il faut quelqu'un qui ait de l'autorité” à la tête du PS

© FLORENT MOREAU / MAXPPP
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Trois députés sont actuellement en lice pour succéder à Jean-Christophe Cambadélis.

Par Q.V avec AFP

Martine Aubry, maire de Lille et ancienne première secrétaire du PS (2008 à 2012), a jugé ce mercredi 10 janvier  que le futur patron du Parti Socialiste devrait avoir de "l'autorité".

J'ai été bien placée pour savoir qu'on n'était pas au pays des Bisounours !


"Il faut quelqu'un qui ait de l'autorité : j'ai été bien placée pour savoir qu'on n'était pas au pays des Bisounours ! Il faut une ligne et ramener tout le monde dans cette ligne", a-t-elle réagi en marge d'une conférence de presse elle recevait à la mairie des syndicats de chez Pimkie.


Selon Mme Aubry, "l'unité ne se déclare pas en disant 'ne nous divisons pas', c'est très bien qu'il y ait plusieurs candidats sur des lignes à l'évidence différentes. L'unité pour l'unité, ça ne veut rien dire."

Trois députés en lice


Trois députés ont jusqu'à présent annoncé leur candidature à la tête du PS : Olivier Faure, ancien porte-parole du PS et président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée, Stéphane Le Foll, député de la Sarthe et ancien ministre de l'Agriculture, et Luc Carvounas, député socialiste du Val-de-Marne.

Tout en concédant avoir son idée sur son candidat préféré, la maire de Lille a confié attendre de "regarder le fond" des projets des postulants avant d'annoncer son choix.

Les candidats à la succession de l'ex-Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.

Soutien avec les syndicats de Pimkie


Martine Aubry s'est par ailleurs réjouie de l'échec du projet de ruptures conventionnelles collectives chez Pimkie.

"Ces ruptures conventionnelles collectives, je l'ai dit dès la sortie des ordonnances, ce sont des licenciements déguisés, sans protection pour les salariés, sans avoir l'obligation de démontrer qu'il y a des difficultés économiques" a-t-elle fustigé pendant la conférence de presse.

"Et qu'on ne nous dise pas qu'il s'agit de volontaires, car on les désigne !" a-t-elle encore ajouté.


Le discours européen du président "apprécié"


Interrogée sur la politique du chef de l'Etat, Mme Aubry a dit "apprécier" le discours européen d'Emmanuel Macron. "Je pense que ce qu'il fait actuellement à l'international est une bonne chose".

En revanche, elle a  critiqué la politique du gouvernement en France. "Je pense que beaucoup des ruptures du droit du travail, de la la politique fiscale, des emplois aidés, de la politique du logement sont en train de casser beaucoup de choses dans notre pays."

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