Mort d'un détenu à Sequedin : le médecin de la prison relaxé, la bataille judiciaire se poursuit

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Écrit par Yacha Hajzler

Le tribunal correctionnel de Lille a déclaré "irrecevables" les plaintes des parties civiles, dans le dossier qui oppose un médecin de la maison d'arrêt de Sequedin et la famille d'un détenu décédé. L'avocat des proches d'Adil Taychi a annoncé qu'il ferait appel.

Le tribunal correctionnel de Lille a relaxé, ce 9 février, le médecin de la maison d'arrêt de Sequedin, jugé pour "homicide involontaire" après le décès d'un détenu, en février 2016. Adil Taychi, 36 ans est mort d'une hémorragie interne, causé par un ulcère au foie, alors que son état se dégradait depuis plusieurs mois. 

En novembre, le parquet avait requis un an de prison avec sursis à l'encontre du médecin. Celui-ci avait examiné Adil Taychi à plusieurs reprises, dont trois jours avant son décès, après que celui-ci ait fait un malaise et vomi du sang. Il n'avait pas jugé nécessaire de le conduire à l'hôpital. La veuve de l'homme de 36 ans avait porté plainte pour homicide involontaire, et non-assistance à personne en danger. 

Le médecin plaide une "erreur de diagnostic"

Le professionnel avait toujours rejeté en bloc les accusations de négligence, portant la faute sur des conditions d'exercice difficiles et des ratés de communication concernant la santé de son patient. "L'erreur de diagnostic n'est pas une faute pénale", avait plaidé son avocat lors de l'audience.

Ce 9 février, le président du tribunal Ludovic Duprey a déclaré "irrecevables" les plaintes des parties civiles, selon l'AFP. Celles-ci peuvent encore se tourner vers un tribunal administratif. L'avocat de la famille, Me Riglaire, a anoncé son intention de faire appel.