Réforme des retraites : "ça ne nous fait pas plaisir de manquer les cours". Blocus au lycée Louis Pasteur à Lille

Une cinquantaine d'élèves bloquent l'une des entrées du lycée Pasteur à Lille. Leur objectif : exprimer leur opposition à la réforme des retraites et sensibiliser les jeunes de leur âge là-dessus.

Depuis ce mardi matin14 mars, plus d'une cinquantaine de lycéens bloquent l'une des entrées du lycée Louis Pasteur à Lille. 

Ils expriment leur opposition à la réforme des retraites qui vient d'être votée au Sénat et qui doit passer en commission mixte paritaire à l'Assemblée nationale mercredi. 

Une réforme qui "ne fait qu'accentuer les inégalités de richesse"

"On bloque d'abord parce qu'on est contre la réforme des retraites et ce qu'elle symbolise derrière", explique Sarah, 17 ans et élève en terminale.

Pour la jeune adolescente, cette réforme "ne fait qu'accentuer les inégalités de richesse" et le gouvernement "donne aux plus riches, en faisant baisser leurs impôts, en enlevant l'ISF et en faisant plus travailler les pauvres. C'est injuste."

Elle estime que cela "va augmenter le chômage qui est élevé chez les jeunes et les précariser encore plus". Pour elle, "le soi-disant déficit aurait pu être comblé si on augmentait les impôts de 6% pour le patronat". 

Autre point important : cette réforme des retraites "désavantage les femmes, même si le gouvernement s'en défend, c'est antiféministe et les femmes perdent dans leur salaire". 

"Les élèves nous rejoignent au fur et à mesure"

Depuis ce matin, le nombre d'élèves "ne fait qu'augmenter". L'ambiance, quant à elle est "assez bonne". Les jeunes "font de la musique avec les poubelles, il y a des chants de manifs et des slogans", décrit Sarah. 

Le coeur du blocus "c'est de sensibiliser" et de faire "prendre conscience aux gens qu'ils sont concernés, que ça peut encore changer". Le rôle de la jeunesse "est d'aider à ça".

C'est pourquoi elle et d'autres camarades ont créé la "Coordination lycéenne lilloise" qui organise des actions inter-lycéennes "comme ce blocus". Ils rédigent également des tracts, sensibilisent "la jeunesse sur le capitalisme" et expriment leur "solidarité avec les travailleurs pour faire bouger la société". 

"On se lève à 6 heures du matin, voire plus tôt, ça ne nous fait pas plaisir de manquer les cours", insiste Sarah qui ajoute "qu'il y a des terminales", comme elle, qui passent le bac cette année. "On le fait par nécessité", conclut-elle. 

Les lycéens qui le souhaitent peuvent néanmoins accéder à l'établissement par une autre entrée. 

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