Sur Twitter, des Nordistes racontent leurs agressions sexuelles avec le hashtag “Balance ton porc”

Les agressions sexistes ou sexuelles sont subies quotidiennement par les femmes / © MAXPPP
Les agressions sexistes ou sexuelles sont subies quotidiennement par les femmes / © MAXPPP

Avec le hashtag "Balance ton porc", qui a pris depuis samedi 14 octobre une ampleur inattendue sur Twitter, des Nordistes racontent les agressions sexuelles ou sexistes qu'elles subissent dans leur vie quotidienne. 

Par Mahaut Landaz

Dans le sillage de l'affaire Weinstein, ce grand producteur américain accusé de multiples agressions sexuelles et de viols, et de la sortie du livre Parler de Sandrine Rousseau, la parole des femmes sur les violences sexistes et sexuelles commence à se libérer.

Depuis hier soir, le hashtag "Balance ton porc" domine sur Twitter. De nombreuses Françaises y font part de leurs expériences de harcèlement, d'agression ou même de viol. Les scènes décrites se déroulent dans des lieux publics ou sur leurs lieux de travail. C'est le cas de Giuilia Foïs, dont le tweet est devenu viral. 


Les Nordistes sont loin d'être épargnées 

Des anonymes de la région ont également témoigné sur le réseau social. C'est le cas de cette professeur à l'Académie de Lille, qui raconte comment elle s'est fait insulter car elle portait une jupe en faisant du vélo. 


Les témoignages de remarques sexistes sur le lieu de travail sont particulièrement nombreux. Celle qui se fait appeler Madame Champagne sur le réseau social rapporte comment certains supérieurs hiérarchiques entretiennent une ambiance sexiste et dégradante envers les femmes dans l'entreprise. L'histoire qu'elle décrit s'est déroulée à Lille. 


Gaëlle Laurent, une Lilloise qui travaille dans le milieu du sport, raconte son agression sexuelle lors d'un déplacement professionnel. 



Le secteur public n'y échappe pas, comme en témoigne cette fonctionnaire Nordiste. 


Un des éléments qui ressort de ce hashtag, c'est le très jeune âge auquel les femmes commencent à être confrontées à ces formes d'agression.

Treize et quatorze ans dans le cas de ces utilisatrices dont vous pouvez voir les tweets ci-dessous, dont une, Léa, a subi ces agressions dans le cadre scolaire. 


Comme partout en France, des voix s'élèvent aussi dans la région pour dénoncer des faits jusque là passés sous silence. 


 

A lire aussi

Sur le même sujet

Bouzincourt (80): inhumation des corps de deux soldats britanniques

Près de chez vous

Les + Lus

Les + Partagés

Nouveau !Abonnez-vous aux alertes de la rédaction et suivez l'actu de votre région en temps réel

Je m'abonne