VIDEO. Patrimoine : à Lille, le théâtre Sébastopol, une institution aux 119 bougies !

Publié le
Écrit par Emmanuel Pall .

Théâtre à l'Italienne de novembre 1903, le Sébasto, aujourd'hui une institution où les grands noms du spectacle passent, a failli ne jamais exister. Voici son quelques pans de son histoire, à l'occasion de son anniversaire. Vidéo.

Le Sébasto, l'une des principales scènes de province. Tous les grands noms du spectacle y passent ou y sont passés. Un théâtre populaire. On disait du Sébasto - il y a encore 30 ans - que c'était le "Temple de l'Opérette". 



Visite des coins et recoins secrets de cette vénérable bâtisse inaugurée en novembre 1903. François Marseguerra est administrateur. Anthony Dufour est "cintrier". Ils nous entraînent d'abord sous l'avant-scène, dans ce qui était la fosse d'orchestre.

François Marseguerra : "Ici c'était le trou du souffleur. À une époque, maintenant on a les prompteurs... En cas de panne sèche du comédien, le souffleur avait le texte et pouvait l'aider à reprendre le fil de la pièce". 

Il m'est arrivé de venir la nuit, ici, sans personne. J'avais l'impression d'entendre des applaudissements

Franck Marseguerra, administrateur du Sébasto

Au Théâtre Sébastopol, il y a toujours un chantier en cours. Mais à près de 120 ans, il faut reconnaître que la vieille dame se porte plutôt bien. Elle vieillit sans renier son passé.

Sous la scène - cette fois - le temps semble s'être arrêté. Sommeille ici toute la machinerie qui permettait au siècle dernier de bouger les nombreux décors des opérettes. "80 personnes travaillaient ici dont une vingtaine de comédiens, une vingtaine de musiciens puis les techniciens les costumiers etc.", explique François Marseguerra

Patrimoine : le théâtre Sébastopol à Lille, une institution ©France Télévisions. Jean-Louis Manand et Antoine Morvan

On était dans la soute, grimpons dans la mâture. Tout là haut se cachent les cintres, un pays obscur perché à 20 mètres où manoeuvre le cintrier. Là encore, tout est d'origine comme l'explique Anthony Dufour dans le reportage (ci-dessus) de Jean-Louis Manand, Antoine Morvan et Marc Graff. 

Des fantômes qui ont failli ne jamais exister : début 1903... le Grand Théâtre de Lille était détruit par un incendie. Le Sébasto ne devait être qu'un bâtiment provisoire, le temps de la reconstruction. Le provisoire est devenu une institution. Définitivement.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité