LOSC : Gerard Lopez crée une nouvelle société au Luxembourg pour contrôler le club

Gerard Lopez vient d'ajouter un nouveau maillon dans la chaîne de propriété du LOSC : Victory Soccer Luxembourg contrôle desormais Victory Soccer Limited, la "maison-mère" londonienne du club nordiste.

Gerard Lopez dans ses bureaux londoniens en décembre dernier.
Gerard Lopez dans ses bureaux londoniens en décembre dernier. © ISABEL INFANTES / AFP
Jusqu'à présent, Gerard Lopez contrôlait le LOSC par l'intermédiaire de quatre sociétés, imbriquées les unes dans les autres telles des poupées russes : L Holding en France, Lux Royalty au Luxembourg, Victory Soccer Limited au Royaume-Uni et Chimera Consulting à Hong-Kong. Désormais un cinquième maillon a été ajouté dans cette chaîne de propriété : Victory Soccer Luxembourg (voir ci-dessous).

 
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Constituée le 23 décembre 2019, Victory Soccer Luxembourg SARL a été officiellement enregistrée mercredi au registre du commerce du Grand-Duché. C'est une filiale à 100% de Chimera Consulting, la société hong-kongaise de Gerard Lopez. Le président du LOSC est l'un des trois gérants de cette nouvelle entité, dotée d'un capital social de 20 000 euros, aux côtés de Claude Zimmer, homme d'affaires luxembourgeois spécialisé dans les services financiers (il siègeait déjà dans d'autres sociétés liées au LOSC) et d'une collaboratrice de ce dernier, Farah El Messiri.

Victory Soccer Luxembourg a repris les 80% que Chimera Consulting détenait dans la société londonienne Victory Soccer Limited. Créée en 2014 à l'époque où Gerard Lopez envisageait le rachat du club espagnol de Lugo, celle-ci fait office de véritable "maison-mère" du LOSC.
 
Elle détient au Luxembourg, Lux Royalty, la société par laquelle l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois a effectué d'importants emprunts obligataires - notamment auprès du fonds américain Elliott Management - pour financer les activités du club nordiste. Victory Soccer Limited détient également Scoutly Limited, une filiale britannique qui chapeaute les activités des superviseurs et recruteurs dirigés par Luis Campos, le conseiller sportif de Gerard Lopez.
 
Interrogé sur la création de Victory Soccer Luxembourg, le LOSC ne nous a pas répondu.
 

Une conséquence du Brexit ?


Il se pourrait que cette nouvelle société soit la conséquence des incertitudes liées au Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Au mois d'août dernier, le journal L'Equipe avait en effet annoncé que Scoutly Limited, la filiale de Victory Soccer en charge du recrutement, "devrait changer de pays et peut-être de nom d'ici au 1er janvier 2020 en raison du Brexit et de ses possibles conséquences économiques et juridiques"

Scoutly facture ses prestations au LOSC et Gerard Lopez avait déclaré en septembre que la société pourrait également proposer ses services à d'autres clubs européens (notamment la base de données de joueurs constituée par Luis Campos).
 
Or, on ignore pour le moment si les futurs échanges de biens, de services et de capitaux entre le Royaume-Uni et les pays de l'Union Européenne feront l'objet de droits de douane, de nouvelles taxes ou de quelconques entraves. Si tel était le cas, il sera plus intéressant pour Victory Soccer et Scoutly de continuer à opérer dans un pays membre de l'UE comme le Luxembourg qui dispose, par ailleurs, d'une fiscalité avantageuse.

"Un des critères de rachat du LOSC était sa proximité avec la City (le quartier financier de Londres NDR)", avait déclaré Gerard Lopez à L'Equipe, le 9 décembre. "Nous y avons basé la holding (Victory Soccer NDR) qui détient le club. Nous réfléchissons aux éventuelles conséquences du Brexit. Le principe ne semble plus devoir faire de doute. Nous serons pragmatiques dans ce domaine. Si cela affecte notre processus de décision, nous ne resterons pas". "Mais sur ce que j'en sais, je ne vois pas où il pourrait y avoir un problème", avait-il toutefois nuancé.
 
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