Émeutes après la mort de Nahel : à quoi va ressembler la "Force d'action républicaine" bientôt déployée à Maubeuge ?

La Première ministre, Élisabeth Borne, a annoncé une série de mesures en réponse aux émeutes de juin. Parmi elles, ce nouveau dispositif constitué de policiers, travailleurs sociaux ou personnels éducatifs, expérimenté à Besançon, Valence et Maubeuge d'ici la fin de l'année.

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Besançon, Valence et Maubeuge. Voici les trois communes où sera déployée une "Force d'action républicaine" (FAR) d'ici la fin de l'année. C'est l'une des mesures annoncées par Élisabeth Borne, jeudi 26 octobre, devant plusieurs maires réunis à Paris, en réponse aux émeutes urbaines de juin dernier.

Ces FAR seront déployées dans certains quartiers difficiles pour y rétablir l'ordre, mais aussi pour apporter des "réponses judiciaires, éducatives ou sociales" à l'échelle du territoire ciblé. Ils seront constitués de policiers, d'officiers de police judiciaire, de fonctionnaires des finances, de personnels éducatifs et travailleurs sociaux.

Maubeuge, théâtre de violences en juin

Maubeuge, ville défavorisée du Nord, avait été le théâtre de violences après la mort de Nahel. Durant plusieurs nuits, émeutiers et forces de l'ordre s'étaient affrontés dans le quartier du Sous-le-Bois notamment. Avec plusieurs voitures brûlées et des commerces dégradés dans le centre.

Cette annonce réjouit le maire de la commune. "Je suis très heureux, depuis le temps que nous attendons des moyens à la hauteur des enjeux de notre Ville", réagit Arnaud Decagny. Même si le calendrier et l'ampleur du dispositif restent encore flous.

Le maire : "je ne veux pas du one shot"

L'heure est à l'état des lieux. "Nous allons commencer par faire un scan de ce que nous avons comme effectif de police, de structure éducative, de santé, d'insertion pour la jeunesse, de politique de la Ville etc., liste l'édile. Ensuite viendra l'allocation des moyens."

Des moyens qu'il souhaiterait cibler sur "les quartiers prioritaires de la politique de la Ville, mais pas seulement, car il y a d'autres habitants en difficulté ailleurs." Si aucune information n'a été donnée sur la durée de ce dispositif, le maire l'assure : "je ne veux pas que ce soit du one shot."

Cette "Force d'action républicaine" sera pilotée sur le terrain "par le maire, le préfet et le procureur de la République", précise Matignon.