"Ni mépris ni démagogie" : à Valenciennes Emmanuel Macron revient sur la polémique du "costard"

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, en visite mardi à Valenciennes sur le thème de la réindustrialisation, a assuré n'avoir "ni mépris ni démagogie", quelques jours après la diffusion d'une vidéo montrant un échange tendu avec des militants opposés à la loi travail.

"J'entends beaucoup de remarques et de réactions ces derniers jours, certaines sont blessantes, surtout car elles déforment des propos ou des situations. Moi, je considère que le vrai respect pour les salariés est d'aller au contact de leurs représentants, ce que je fais à chaque fois. (...) Comptez le nombre de responsables politiques qui font encore ce geste", a dit Emmanuel Macron.

"On ne tutoie pas un ministre"

"Le vrai respect est de les écouter et aussi de répondre ce que je pense. Je n'ai ni mépris ni démagogie, mais j'attends aussi d'eux qu'ils respectent les représentants des pouvoirs publics : on ne tutoie pas un ministre, on ne l'invective pas", a-t-il ajouté. Une vidéo a montré un échange musclé entre le ministre et des militants hostiles à la loi travail lors d'un déplacement à Lunel (Hérault) vendredi. Pris à parti par deux d'entre eux, qui lui reprochaient notamment le recours au 49-3 à l'Assemblée nationale sur la loi travail, le ministre avait répliqué: "Vous n'allez pas me faire peur avec votre t-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler", sans que l'on puisse distinguer sur les images le message écrit sur le t-shirt en question.
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Le ministre de l'Économie a effectué mardi une visite à la sous-préfecture de Valenciennes sur le thème de la réindustrialisation, avec l'annonce de la nomination d'un commissaire spécial pour la région Hauts-de-France, l'ancien ministre de l'Agriculture Philippe Vasseur, actuellement président de la CCI du Nord.

Des promesses d'emploi

Une convention a également été signée entre les groupes Vallourec, Safran et Air-France-KLM, avec le soutien des pouvoirs publics. Vallourec, qui a lancé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), s'est engagé à accompagner financièrement Safran et Air-France-KLM dans l'embauche et le recrutement d'une soixantaine de ses employés, alors que Safran et Air France-KLM ont décidé de créer une usine commune de maintenance de moteurs d'avion dans les Hauts-de-France, devant créer 200 à 250 emplois d'ici à 2020.

"Il y aura entre 200 et 250 emplois industriels sur le territoire et des perspectives offertes à une soixantaine de salariés du groupe Vallourec, qui en étant reformés, pourront, à horizon 12 à 18 mois, retrouver un emploi dans ce nouveau projet", s'est félicité M. Macron.