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Le procès en appel de la fusillade du Theatro de Lille s'ouvre à Saint-Omer

Fayçal Mokhtari et Djelloul Cherifi avait été condamnés à la perpétuité et à 25 ans de prison en première instance. Ils sont accusés d'avoir tiré à la kalachnikov sur une discothèque lilloise, tuant deux personnes et en blessant six. 
Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, une fusillade à l'entrée de cette boîte de nuit lilloise avait fait deux morts et six blessés.
Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, une fusillade à l'entrée de cette boîte de nuit lilloise avait fait deux morts et six blessés. © PHOTOPQR/VOIX DU NORD
Le procès en appel de la fusillade du Theatro à Lille s'ouvre mercredi devant la cour d'assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. En première instance Fayçal Mokhtari et Djelloul Cherifi avait été condamnés respectivement à la réclusion criminelle à perpétuité et à 25 ans de prison pour avoir ouvert le feu sur la discothèque, faisant deux morts et six blessés.


Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2012, les deux hommes, alcoolisés, avaient tenté de rentrer au Theatro, une boîte de nuit dans le centre de Lille. Le videur les refoule alors au cours d'une altercation dont les circonstances restent peu claires. Fayçal Mokhtari et Djelloul Cherifi retournent à leur voiture, en sortent une kalachnikov puis se positionnent devant l'établissement, feux éteints et moteur allumé.
 

Retour sur le procès de la fusillade du Theatro de Lille, en 2016

Fayçal Mokhtari, dont le casier judiciaire est déjà bien rempli, avait alors tiré sur la discothèque, tuant Sabrina Vasseur, qui tenait le vestiaire, et Hamza Belaïdi, un client. Son ami, ancien champion de boxe thaï, se trouvait au volant. Les deux hommes avaient été arrêtés à Figueres, en Catalogne, après six jours de cavale. L'arme à feu n'a elle pas été retrouvée.



"Il n'avait pas l'intention de tuer"


Lors du procès devant les assises de Douai, en 2016, Fayçal Mokhtari avait reconnu être à l'origine des tirs. Il affirmait toutefois vouloir uniquement "faire peur". "Il faut que la justice soit rendue : on a condamné mon client M. Mokhtari comme si c'était un terroriste qui avait agi de sang-froid avec l'intention de tuer, a déclaré à l'AFP son avocat, Simon Cohen. Or, il n'a pas agi de sang-froid et n'avait certainement pas l'intention de tuer."



L'avocat de l'autre accusé espère quant à lui "que ce que dit Djelloul Cherifi soit enfin pris en compte". Damien Legrand, qui sera appuyé par Frank Berton, souligne que son client avait été condamné à 25 ans de prison "alors qu'il n'a pas de sang sur les mains". Le procès doit se clore ce vendredi.

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