Les proches de Romain, Laventinois arrêté en Israël, sous le choc : “Il a été manipulé”

Le jeune homme est soupçonné d'avoir fait passer des armes à Erez, le point de passage entre Israël et Gaza. / © AFP et Facebook
Le jeune homme est soupçonné d'avoir fait passer des armes à Erez, le point de passage entre Israël et Gaza. / © AFP et Facebook

Les proches de Romain Franck, le Laventinois arrêté en Israël et accusé d'avoir fait passer des armes en Palestine, sont sous le choc. Ils dressent le portrait d'un jeune homme travailleur et altruiste. 

Par Jeanne Blanquart

Comment Romain Franck, jeune homme de 23 ans originaire de Laventie, s'est-il retrouvé emprisonné en Israël, soupçonné d'avoir fait passer des armes en Palestine ? Ce lundi matin, alors que l'affaire éclate et que le jeune homme doit être présenté à un juge de Beer-Sheva, dans le sud du pays, c'est l'incompréhension pour ses proches. 



"C'est un ami d'enfance, je le connais depuis que je suis tout petit. Je n'arrive pas à y croire", témoigne l'un de ses amis, la voix tremblante. Lui a appris la nouvelle en regardant la télévision, dimanche soir. Depuis, il a essayé d'appeler son ami plusieurs fois, sans succès. 

"Cette arrestation est improbable", confirme Mike, un autre ami de Romain. "Je l'ai connu car il a travaillé dans mon cabaret, en tant que serveur. C'est quelqu'un de très travailleur, plein de bonne volonté. Quand il terminait son service ici, il enchaînait avec un autre travail, dans une boulangerie."


"Un bon gamin"


Originaire de Laventie, le jeune homme de 23 ans enchaîne les boulots dans la restauration et en tant que serveur dans des pubs de Lille. "A côté de tout ça il arrivait à être pompier volontaire", précise Mike. "C'est un bon gamin. Il voulait devenir pompier pro. Il est parti en Israël dans l'idée de voyager un peu, de découvrir le pays et surtout de mettre un peu d'argent de côté pour revenir, s'acheter une maison et devenir pompier professionnel", ajoute son autre ami. 

Il y a un an, un ami de Romain Franck qui étudie les sciences politiques lui parle de ce poste de chauffeur pour le consulat français à Jérusalem. Il accepte. Aujourd'hui, il est accusé de s'être servi de ce statut pour faire sortir des dizaines d'armes de la Bande de Gaza vers la Cisjordanie. "Ça n'a aucun sens, il a été manipulé, c'est sûr", suggère son ami. "Lui, sa famille, ce sont des gens honnêtes. Il n'a pas de casier judiciaire, c'est quelqu'un de bien." 

D'après nos confrères du Monde, la France ne va pas faire obstacle aux poursuite israëlienne mais, s'il était condamné, le jeune homme pourrait purger sa peine en France. 


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