Le propriétaire de la panthère d'Armentières témoigne pour la première fois : “C’était comme un gros bébé affectueux”

© SDIS 59
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Nordine Barka, propriétaire de la jeune panthère qui s'était échappée à Armentières le 18 septembre dernier et qui a ensuite été volée au zoo de Maubeuge, s'exprime pour la première fois ce mercredi chez nos confrères de La Voix du Nord. 

Par YF

La jeune panthère a un prénom : elle s'appelle Louise, selon son propriétaire, Nordine Barka, qui s'est confié pour la première fois ce mercredi dans La Voix du Nord. "C’était comme un gros bébé affectueux, qui ne demandait que des câlins…", explique-t-il.
 

Le 18 septembre dernier, l'animal s'était échappé de son appartement d'Armentières, pour effectuer un petit tour sur les toits, rue de l'Avenir, semant la panique dans tout le quartier. 
 

Nordine Barka explique à nos confrères qu'il était absent ce jour-là, en déplacement en Belgique. Le jeune félin, âgé d'environ 1 an, vivait avec lui depuis près de 8 mois. "Je l’ai achetée parce qu’elle était mal en point", affirme-t-il, sans plus de détails. "Elle avait des trous dans le pelage. (...) Elle n’avait plus de griffes."

Après son escapade sur les toits, la panthère avait été endormie par les pompiers et hébergée au Zoo de Maubeuge. Mais elle a été volée dans son enclos dans la nuit du 23 au 24 septembre, alors qu'elle devait être transférée dans un refuge spécialisé dans le département de la Loire. 
 
 
Nordine Barka assure ne pas être lié à ce vol. "Je n’y croyais pas. (...) Je ne sais pas ce que veulent en faire ceux qui l’ont aujourd’hui, mais je sais qu’elle peut être revendue".

Le propriétaire de la panthère s'est présenté de lui-même au commissariat d'Armentières, le 1er octobre, où il avait été placé en garde à vue pour des soupçons de mise en danger de la vie d’autrui, ouverture non autorisée d’établissement pour animal non domestique, exploitation d’établissement pour animaux non domestique sans certificat de capacité, cession non autorisée d’animal d’espèce non domestique ou de ses produits, sévices graves ou acte de cruauté envers un animal non domestique apprivoisé ou captif, détention en captivité d’un animal non domestique d’une espèce protégée sans avoir procédé à son identification.

Cette garde à vue a été levée deux jours plus tard.  
 

Deux enquêtes de police ont été ouvertes, l'une par le parquet de Lille, l'autre par celui d'Avesnes-sur-Helpe, après la plainte de la ville de Maubeuge, propriétaire du zoo où l'animal a été dérobé. Elles se poursuivent et ont désormais été regroupées sous l'autorité du parquet de Lille. 

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, dépendant du ministère de la Transition écologique) a également ouvert une enquête, de son côté, pour déterminer le cadre légal de détention de la panthère, son origine et la manière dont elle est arrivée à Armentières.
 

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