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Rétro 2017 : l'année vue par Didier Fusillier, conseiller artistique de Lille 3000

Le conseiller artistique de Lille 3000, Didier Fusillier. / © France 3 et JOEL SAGET / AFP
Le conseiller artistique de Lille 3000, Didier Fusillier. / © France 3 et JOEL SAGET / AFP

Retour sur l'année 2017 avec le conseiller artistique de Lille 3000, Didier Fusillier.

Par M. F. avec Corinne Péhau

En cette fin d'année, nous vous proposons de revenir sur 2017 avec plusieurs personnalités qui ont marqué la région. Troisième épisode de cette série avec le conseiller artistique de Lille 3000, Didier Fusillier.

Rétro 2017 : l'année vue par Didier Fusillier, conseiller culture de Lille 3000
Retour sur l'année 2017 avec le conseiller artistique de Lille 3000, Didier Fusillier. - France 3 Nord Pas-de-Calais - Corinne Péhau

"La seule chose qui m'intéresse, c'est ce que je ne connais pas et qui va me surprendre, qui va me mettre devant une question. Pour moi, l'art c'est ça. C'est ce qui vous dépasse, qui est au delà de vous-même."


Lille toujours

"D'abord j'y suis toujours parce qu'on ne m'a pas chassé. C'est un premier point positif, en tout cas pour moi. Mais je crois que c'est long aussi de s'approprier une ville, de bien connaître.

Il y a une alchimie dans cette région qui est collée à la frontière. C'est une ville très spéciale qui pour moi incarne vraiment l'Europe.

On prend une ville comme ça, on la prend comme on prend un cheval qu'il faut tenir, et pousser les limites au plus loin. Qu'est ce qu'on fait en pleine pleine nuit dans une ville ? Qu'est ce qu'on peut projeter ?"


Lille, la fête

"On est capable aussi d'organiser comme maintenant des grandes expositions avec le Centre Pompidou, de voir des grands artistes internationaux, de les inviter à Lille.

Mais pour moi, ce n'est pas dissociable. C'est-à-dire qu'il n'y a pas la grande culture d'un côté et puis la culture de la fête de l'autre. S'il n'y a pas la fête à un certain moment, ça ne marche pas. En tout cas à Lille, c'est sûr ça ne marche pas.


Il faut qu'on arrive à un moment donné que tout le monde, quel que soit son âge, sa confession religieuse, sa profession, on soit tous ensemble au même niveau dans la rue.

Quand on avait fait la gare en rose par exemple, les Lillois qui connaissaient le truc. On arrivait dans la gare, on était tout le monde de la même couleur, on était tout le monde rose.

Je vois beaucoup de personnes, même des enfants qui avaient dix ans à l'époque,  qui en ont vingt maintenant même plus.. Ils racontent que ça c'était rose un jour. Ça se propage.

Donc j'aimerais bien en 2018 continuer à mettre ces petites touches de rêve qui vous permettent de voir plus loin."


Des mondes disparus

"Nous sommes dans un moment un peu difficile de notre existence. On a été très marqué par les attentats, on ne peut pas rentrer dans un magasin, dans un théâtre, sans qu'on vous fouille.

Ces caméras dans tous les coins... Ça créé quand même une atmosphère que je ressens.

Ce sont des mondes disparus. Je ne dis pas qu'il faille revenir à ça, parce que c'est la vie comme ça. On est dans un moment plus compliqué. Mais de retrouver ces points où la liberté est quasi-totale, de retrouver ces moments où vous sentez que c'est sans limite."


Lille, l'art

"L'art, souvent il n'y a strictement rien à comprendre. Il ne faut jamais hésiter à aller pousser les portes du Tri Postal par exemple, du musée des Beaux Arts, du musée d'art moderne de Villeneuve-d'Ascq...

Ne serait-ce que se promener dans le parc avec les Dubuffet à Villeneuve-d'Ascq, c'est magnifique !"


Ça sert à quoi la culture ?

"Ça sert, pour moi, à se perdre. Je crois qu'on a besoin de se perdre aussi, de pas être sûr de soi-même tout le temps. Vous êtes dans une société où il faut avoir la possibilité de vous y perdre."

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