VIDEO. Ma vie de sportive confinée : Malory Caleyron-Steux, volleyeuse de l’équipe de France, née à Roubaix

EPISODE 19. France 3 donne la parole aux champions de la région confinés. Aujourd’hui, Malory Caleyron-Steux, volleyeuse de l’équipe de France, née à Roubaix, qui vit son confinement au soleil, aux côtés de son mari également sportif de haut-niveau.
Que de bouleversements en ce début d’année pour la passeuse de l’équipe de France féminine de volley-ball, avec laquelle elle a connu 40 sélections … Cette Roubaisienne âgée de 31 ans avait décidé de mettre fin à sa carrière sportive professionnelle à la fin de la saison, puisque la sélection tricolore n’était pas parvenue à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo.

Une carriére en pause

Une dernière saison entamée sous les couleurs du Stade Français Saint-Cloud, où elle jouait depuis 4 ans. Mais après avoir joué une dernière fois fin janvier contre Vandoeuvre-Nancy, Mallory Steux (son nom de jeune fille), décidait de stopper sa saison, et donc sa carrière, à cause de douleurs récurrentes au genou. " On ne sait pas exactement ce que c’est ", confie-t’elle. " Les examens médicaux n’ont rien décelé. Je souffre du ménisque externe du genou droit. J’ai préféré arrêter là. Mais une fois que le confinement sera terminé, je compte faire une arthroscopie pour savoir si je me fais opérer ".

Car après un coup de blues normal, la jeune femme a décidé de rejouer au volley-ball la saison prochaine à l’échelon inférieur. " Je viens de signer à Levallois-Perret, qui évolue en 2è division ". Et comme pour tout le monde, l’autre bouleversement est venu de l’épidémie de coronavirus…

 
Malory Caleyron-Steux, volleyeuse de l’équipe de France née à Roubaix, confinée en Provence,


Un coup de chance, le confinement au soleil de Provence

Fin février, elle accompagne son mari, Quentin Caleyron, aux championnats du monde de cyclisme sur piste à Berlin. Après une carrière en BMX, celui-ci s’est tourné vers la piste pour devenir l’un des sprinters de l’équipe de France. Au retour de ce mondial où Quentin n’a pu décrocher son billet pour Tokyo, le couple devait se rendre en  Italie, rejoindre le père et la belle-mère de Malory.

" Ma belle-mère est italienne. Mais l’épidémie était commencée et le pays déjà fermé. Après un crochet à Saint-Etienne, chez les parents de Quentin, nous sommes allés chez des amis qui vivent en Provence. Quand le confinement a été déclaré, nous pensions rentrer dans notre appartement en région parisienne. Mais nos amis nous ont proposé de rester. Ce que nous avons spontanément accepté car nous ne voyions pas vu confinés dans un petit appartement en pleine ville… "

Malory et Quentin Caleyron reconnaissent avoir eu un vrai coup de chance. " Nous sommes confinés dans une bastide près de Brignoles ", poursuit-elle, " avec un grand terrain et bien sûr, le soleil de Provence. Nous vivons à cinq dans cette grande propriété ".

Provisoirement retirée du volley-ball, l’ancienne joueuse de la SES Calais (de 2009 à 2011) ne s‘est pas trop consacrée au sport au début, contrairement à son mari, qui a reçu un programme d’entraînement du staff national. " Il s’entraîne tous les jours sur home-trainer, de la musculation avec de l’équipement que nous avons reçu, et même du VTT. Moi en revanche, j’ai découvert le jardinage et j’ai taillé beaucoup d’oliviers. C’est une autre forme de sport ", dit-elle en riant. " Je viens seulement de reprendre l’entraînement, maintenant que j’ai de nouveau un projet volley. Nous aménageons aussi un terrain de badminton ; ce qui n’est pas facile car le terrain est en pente ".
               
                                             

La priorité : terminer ses études

Si sa carrière sportive est actuellement entre parenthèses, Malory profite de ce confinement pour préparer ses examens partiels, prévus à la fin du mois. " Je fais des études en Master de Management du sport à Nanterre. Je suis en 4è année (NDLR : sur 5). Je dois suivre un stage dans une grande entreprise en mai, l'idée est de développer le sport et la santé en entreprise. Je profite de ce temps libre pour réviser à fonds car malgré le confinement, nous pourrons passer ces partiels puisque tout se fera sur Internet. En revanche, le stage de fin d’études prévu à la SNCF sera forcément décalé ".

Le reste du temps, c’est cuisine, bricolage, " des choses que je ne pouvais pas faire avant. J’ai l’impression de faire comme Valérie Damido ", dit-elle en riant. " Avec en plus les loisirs entre amis, comme les jeux de société  ", Mallory n’a pas le temps de s’ennuyer durant ce confinement, même si elle avoue avoir connu un petit coup de mélancolie, vite oublié, en milieu de semaine. " En fait, nous avons vraiment beaucoup de chance d’être ici ".

Autre bouleversement provoqué par la crise sanitaire. Le couple Caleyron devait emménager dans nouveau logement à Viroflay, dans les Yvelines, le 30 mars. " C’est repoussé à plus tard, mais ce n’est pas grave. Nous avons choisi de nous installer là car Quentin s’entraîne au vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines ".


La famille toujours dans le Nord


 Durant cette période anxiogène pour tout le monde, Mallory n’oublie pas d’appeler souvent ses parents, ainsi que les autres membres de sa famille, qui habitent tous dans un triangle Roubaix-Tourcoing-Wattrelos. " Tout va bien pour mes parents, même pour ma mère qui travaille au CHU de Lille, et qui déplore le manque de masques… Mon père est rentré en France et a connu une période de mise en quarantaine. En fait, j’ai surtout été inquiète pour mon filleul qui a eu des soucis de santé. Mais aujourd’hui, ça va mieux ".

La volleyeuse nordiste espère les retrouver très bientôt, quand l’épidémie sera surmontée. Car les prochains mois s’annoncent chargés, sur les plans professionnel, sportif et personnel. De ce fait, le projet de faire un enfant est également repoussé à plus tard.

 Effectivement, ce début d’année a été riche en bouleversements pour Malory la Roubaisienne…

 
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