Agression d'Yvan Colonna : l'attaquant présumé dément avoir prémédité son geste

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Écrit par Yacha Hajzler .

Le 2 mars, Franck Elong Abé a violemment agressé Yvan Colonna dans l'enceinte de la prison d'Arles, le laissant dans le coma. Le détenu, passé par Seclin et décrit comme fragile, dément avoir prémédité son geste.

Le coup de sang d'un détenu isolé, ou une tentative d'assassinat préméditée ? Le 2 mars, Yvan Colonna, militant indépendantiste corse accusé d'avoir tué le préfet Claude Erignac, est violemment agressé dans l'enceinte de la prison d'Arles. Il est toujours dans le coma.

Son agresseur présumé a été identifié comme Franck Elong Abbé. Âgé de 36 ans, il a été arrêté en Afghanistan, puis incarcéré en France pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme". Il avait à la prison d'Arles le statut DPS, détenu particulièrement signalé. Décrit comme fragile psychologiquement, il a écumé plusieurs établissements dont l'hôpital-prison de Seclin, d'où il avait tenté de s'évader en menaçant une membre du personnel. 

Une agression jugée "trouble" par les autorités corses

Suite à l'agression Colonna il est de nouveau visé par une enquête pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", conduite par le parquet national antiterroriste. Au vu de l'historique des deux détenus, la Justice craint en effet qu'il ne s'agisse pas d'une rixe qui a dégénéré. Le président autonomiste du conseil exécutif corse, Gilles Simeoni, a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire, jugeant "particulièrement trouble" l'agression à l'encontre d'Yvan Colonna. Aucun incident n'avait été recensé entre les deux détenus avant ce 2 mars.

Franck Elong Abé, lui, dément toute préméditation. Selon l'AFP, il a confirmé aux enquêteurs avoir jusque-là entretenu des relations cordiales avec le militant corse. Mais en début de semaine, Yvan Colonna aurait "craché sur Dieu" au cours d'une conversation. Après ce blasphème, Elong Abé aurait refusé de lui adresser la parole, jusqu'à le recroiser en salle de sport deux jours plus tard. C'est là qu'il lui aurait sauté dessus. Après l'agression, c'est lui qui a signalé le "malaise" d'Yvan Colonna aux gardiens. Aucune explication n'a pour l'instant été fournie sur le long laps de temps entre la confrontation verbale et l'agression physique du détenu corse. 

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