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Violences à Tourcoing : les policiers "ne sont en rien impliqués" dans l'accident, selon le procureur

Le procureur de Lille a indiqué jeudi que les policiers n'étaient "en rien impliqués" dans l'accident mortel qui ont donné lieu à plusieurs nuits de violences dans un quartier populaire de Tourcoing
"Les policiers ont fait tout leur travail et rien que leur travail. Ils ne sont en rien impliqués" dans le décès d'un jeune homme, dans la nuit de dimanche à lundi, a assuré Frédéric Fèvre lors d'une conférence de presse, organisée afin de corriger "certaines inexactitudes et rétablir la vérité".

Selon une version qu'un habitant du quartier a confiée à l'AFP, lors d'"une course-poursuite de 10 à 12 minutes, les policiers ont donné des coups de pare-choc qui ont envoyé la voiture dans l'arbre".

Selon le procureur, les faits se sont déroulés vers 2H15 du matin. Un véhicule de police-secours observe une Peugeot avec trois personnes à bord griller un feu rouge, et décide de l'intercepter, a rapporté le procureur. Les policiers allument leur gyrophare et leur sirène "deux-tons" en mode nuit
(à chaque intersection). Le véhicule se rend alors compte de la présence des policiers et accélère, selon le récit du magistrat.

"Il va faire des embardées, des zigs-zags sur la route pour empêcher le véhicule de police-secours de se porter à sa hauteur", a expliqué M. Fèvre.
Le véhicule franchit alors trois autres feux au rouge. La route cette nuit-là est glissante, et les policiers décident de ralentir, permettant au véhicule poursuivi de prendre de la distance.
proc tourcoing

Pas de course-poursuite 

Les policiers perdent alors de vue le véhicule qui prend un virage, réputé comme dangereux à Tourcoing. Lorsque les policiers franchissent à leur tour le virage, "ils se rendent compte que la Peugeot a percuté un arbre", a encore relaté le procureur.

Les policiers s'arrêtent, appellent les secours et portent assistance. La distance parcourue pendant les fait a été de 1,7 km et 1 minute 14 s'est écoulée
entre le moment où les policiers avisent leur station-radio qu'ils prennent en charge un véhicule et le moment où ils appellent les secours.

"Mes pensées vont à la famille qui a perdu un être cher, aux familles qui souffrent au travers de leurs enfants", a déclaré M. Fèvre.

Le passager avant est décédé d'un traumatisme crânien, peu après l'arrivée des secours. Le conducteur souffre également d'un traumatisme crânien et se trouve dans le coma, dans un état stationnaire. Le passager arrière souffre lui d'une fracture du fémur.

L'enquête a permis de montrer que le véhicule faisait l'objet d'une mesure d'immobilisation pour défaut d'assurance.
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