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Coupe du monde féminine à Valenciennes : des policiers néerlandais pour rassurer les fans des “Oranje”

Une marée "Oranje", le 25 juin à Rennes. / © LOIC VENANCE / AFP
Une marée "Oranje", le 25 juin à Rennes. / © LOIC VENANCE / AFP

Leur présence discrète rassure les supporteurs des "Oranje" : depuis le début du Mondial féminin, quatre policiers néerlandais assurent avec la police française la sécurité des fans, qui apprécient. Une nouvelle marée orange est attendue ce 29 juin à Valenciennes, Italie-Pays-bas

Par AFP

Avant le début de la rencontre mardi soir entre les Pays-Bas et le Japon, en 8e de finale à Rennes, ces policiers néerlandais, reconnaissables à leur tenue noire à liserets vert fluo, sécurisaient l'arrivée du car des championnes d'Europe, accueillies avec ferveur par une foule de quelque 200 supporteurs.

"Nous faisons la connexion entre la police française et les supporteurs néerlandais", explique D.Van Newameronger, qui en temps normal travaille comme policier près de Rotterdam. "Pour ce soir, il n'y a pas de problème" pour cette rencontre face au Japon, qui devait être à l'image de ce Mondial, tranquille et sans incident, souligne ce fonctionnaire.
 


Etats d'ivresse


Les fans des "Oranje" avaient commencé à se réunir vers 17H00, soit quatre heures avant le coup d'envoi, sur le mail François Mitterrand entonnant chants populaires et fredonnant des hymnes officiels de coupes du monde, pour accueillir leur équipe après leur sans faute dans le groupe E.

Deux "spotters" - des policiers physionomistes - spécialisés en hooliganisme et deux ilôtiers sont mobilisés le temps du Mondial dans le cadre d'un partenariat entre commissariats européens.

Après Reims, Valenciennes... les policiers néerlandais poursuivaient leur mission à Rennes, celle des spotters consistant plus particulièrement à repérer les éléments perturbateurs.

"Il y a beaucoup de femmes, d'enfants, de familles, qui viennent voir leurs grandes joueuses. Quand il y a des gens en état d'ivresse, je leur dis +arrêtez de boire, et c'est OK+", explique Serge Herman, l'un des quatre policiers néerlandais, en patrouille avec son collègue Antoine Thein. Le reste de l'année, Serge travaille aussi dans une unité de police municipale, près de Rotterdam.


Barrière de la langue


Mariannie, venue des Pays-Bas pour soutenir son équipe, apprécie la présence de ces policiers nationaux. "C'est mieux pour la communication, notamment si vous avez un problème, car beaucoup de Hollandais ne parlent pas français", dit-elle.

Et la sécurité n'est qu'un aspect de cette présence bienveillante, les spotters n'hésitant pas à proposer spontanément de prendre les fans en photo... "C'est très drôle, ils nous demandent s'ils peuvent nous prendre en photo", s'amuse Susanne, une joueuse de foot amateure, interrogée dans le cortège des supporteurs.

 

George, un autre fan, est aussi rassuré. "Il n'y a pas de problème. Nous faisons en sorte que tout se passe bien. Il y a différents types de foule. Le foot national, c'est du plaisir et de la joie. Il n'y a jamais de violence", mais pour lui "les policiers sont là au cas où".

Une nouvelle marée Oranje est attendue ce samedi 29 juin à Valenciennes, pour le quart de finale qui opposera l'Italie aux Pays-Bas au stade du Hainaut (15h).

 

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