La Lucullus au foie gras, spécialité valenciennoise, séduit jusque dans l'espace

La Lucullus est présente sur de nombreuses tables de Noël dans la région. / © Lucullus
La Lucullus est présente sur de nombreuses tables de Noël dans la région. / © Lucullus

C'est la star des repas de noel, surtout dans les assiettes nordistes. La Lucullus, cette langue de bœuf spécialité de Valenciennes est toujours méconnue dans le reste de la France. A Marly, l'entreprise du même nom a été reprise en 2009 et depuis les ventes ne cessent d'augmenter.

Par Jeanne Blanquart

La Lucullus à la langue de boeuf et aux foie gras truffé, c'est LA nouvelle recette pour ces fêtes de fin d'année. Une recette imaginée pour la première fois l'an dernier à la demande du spationaute français Thomas Pesquet... et dégustée depuis la station spatiale internationale. 

La Lucullus au foie gras, spécialité valenciennoise, séduit jusque dans l'espace
>> Un reportage de Tristan Baudenaille - Pessotto, Bertrand Théry et Sophie Naumowitz. 


Le 20 décembre dernier, Thomas Pesquet expliquait, depuis l'espace, et chapeau de Noël sur la tête : "En entrée on a de la langue de boeuf façon Lucullus, qui a été préparée pour moi par Thierry Marx, un chef frnaçais. C'est un plat que ma grand-mère cuisinait quand j'était petit et que j'ai souhaité retrouvé à bord de l'ISS pour retrouver un peu mon enfance". 

Une publicité innatendue pour ce produit régional... Il n'en fallait pas plus à Augustin Motte, spécialiste de la Lucculus pour s'inspirer de cette nouvelle recette truffée et en faire un produit phare de sa gamme 2018. "On a lancé la Lucullus à la truffe, qui a été dégustée par Thomas Pesquet dans l'espace, et préparée par Thierry Marx. On s'est dit qu'il fallait qu'on essaye cette recette : c'était délicieux ! Donc on la propose cette année", explique Augustin Motte, directeur géneral de Lucullus SAS. 


Un succès, chaque année


Ce produit haut de gamme, dont les origines remontent aux années 30, séduit encore aujourd'hui. 25 tonnes sont écoulées chaque année et préparées de manière artisanale. "Je vais remplir la poche, faire un noeud au niveau des doigts et appuyer, il n'y a pas d'autres façons", explique Ludovic Margueritin, tartineur. "J'en fais 160 barres par jour, en 6 heures et demi."

Pendant les fêtes, l'entreprise écoule 70% de sa production. Certains clients sont même basés à Hong Kong. Comptez 20 euros pour 250 grammes... Le prix du savoir-faire.


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