Valenciennes : un agent de sécurité de l'hôpital, contaminé au Covid-19 après le crachat d'un patient, dépose plainte

Dans la nuit du 3 ou 4 août, un agent de sécurité de l'hôpital de Valenciennes se fait cracher dessus par un patient. Dix jours passent et les premiers symptômes du Covid-19 apparaissent. Encouragé par sa direction, l'agent a déposé plainte. 

Valenciennes : un agent de sécurité de l'hôpital, contaminé au Covid-19 après le crachat d'un patient, dépose plainte
Valenciennes : un agent de sécurité de l'hôpital, contaminé au Covid-19 après le crachat d'un patient, dépose plainte © FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
Une dizaine de jours après l'apparition des premiers symptômes du Covid-19, un agent de sécurité de la société Protec, probablement contaminé lors d'une mission à l'hôpital de Valenciennes, n'est toujours pas guéri.

"Les difficultés respiratoires persistent. Il a fait une radio pulmonaire aux urgences ce mercredi, mais les symptômes ne sont pas suffisamment graves pour qu'il soit gardé", explique le PDG et gérant de Protec, Gil Ancelin. 

Un crachat de patient 

Dans la nuit du 3 au 4 août, l'agent concerné avait été appelé avec des collègues pour intervenir sur un patient très agité amené par la police pour réaliser un test de dépistage du Covid-19. "Alors qu'il maitrisait l'individu violent et insultant, il s'est fait cracher dessus. Il a immédiatement changé son masque, mais a-priori ça n'a pas suffi", estime le gérant de Protec, confirmant la version donnée par la Voix du Nord L'agent a finalement déposé plainte. Une décision encouragée par Gil Ancelin : "C'est scandaleux ce que subissent nos agents sur le terrain. Il n'y a aucun respect, la violence est grandissante partout. Au détriment des règles sanitaires, les gens persistent à ne pas vouloir porter le masque."

Une partie des 600 employés de la société Protec ont été aussi touchés par le Covid-19. "De nombreux salariés ont été hospitalisés, certains se sont retrouvés en réanimation et d'autres placés en coma artificiel", souligne le PDG. 
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