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VIDÉO. Denain : “Quand je disais que je voulais partir, il m'arrachait mes vêtements pour me jeter nue dans la rue”

Tiphanie, 33 ans et originaire de Denain, a subi des violences conjugales durant un an. / © France 2
Tiphanie, 33 ans et originaire de Denain, a subi des violences conjugales durant un an. / © France 2

"Envoyé Spécial" diffuse ce jeudi soir sur France 2 un reportage sur les violences conjugales, dans lequel Tiphanie, jeune femme de 33 ans habitant à Denain près de Valenciennes, explique le calvaire qu'elle a vécu. Et toutes les difficultés qu'elle a eues à pouvoir se faire entendre par la police.

Par TM

"Il aimait bien m'attraper par la nuque, par la gorge et il me tirait souvent les cheveux... il me faisait tomber des escaliers". Tiphanie, une jeune femme de 33 ans originaire de Denain (Nord), raconte dans un reportage d'"Envoyé Spécial" les violences quotidiennes qu'elles a subies durant un an avec un ex-compagnon. Des faits qui remontent à l'année 2014. 

Battue, séquestrée, violée, humiliée... c'est un véritable calvaire que Tiphanie a vécu, et  qu'elle a eu toutes les peines du monde à faire entendre. "Quand il était vraiment en colère et que je me débattais, il m'amenait jusqu'à la porte d'entrée quand je disais que je voulais partir, et il m'arrachait mes vêtements pour me jeter nue dans la rue". 
 
Violences conjugales : quand une victime pousse dix fois la porte du commissariat, sans jamais être écoutée
ENVOYÉ SPÉCIAL / FRANCE 2
 

Aucune confidentialité dans les commissariats


Après avoir été étranglée jusqu'à suffoquer, Tiphanie a finalement décidé, sur les conseils de son médecin, de se rendre au commissariat pour pour dénoncer les violences conjugales dont elle était victime. "Je suis allée au bureau de police pour que ça s'arrête. Ils m'ont dit qu'il fallait avoir des preuves, et que je pouvais déposer une main courante contre X", raconte-t-elle. 

Une autre fois, elle a même eu le sentiment que c'était elle, qui était culpabilisée par les agents de police : "La dame qui m'a reçue m'a dit qu'il ne fallait pas que je porte plainte par jalousie, parce que c'était un ex et qu'il s'était remis avec son épouse". 

Tiphanie admet n'avoir pas précisément dénoncé à haute voix son calvaire à l'accueil du commissariat, visiblement pas du tout adapté à la situation : "Je ne leur faisais pas confiance, raconte-t-elle, parce qu'il y avait quinze personnes des fois derrière moi qui écoutaient. Il n'y avait aucune confidentialité. J'avais honte de dire ce qui m'était arrivé, honte de ne pas m'en être sortie toute seule". 

L'ex-compagnon de la jeune femme a finalement été condamné en février dernier à 18 ans de prison. Au procès, l'avocat général s'est excusé auprès de Tiphanie, au nom de l'institution. 

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