VIDEO. La boxe comme thérapie : l'engagement de Sabrina Maroufi

Publié le Mis à jour le
Écrit par Marie Sicaud .
Sabrina Maroufi était l'invitée de Hauts féminin le lundi 19 septembre 2022 ©France Télévisions

Cette boxeuse originaire de Tourcoing a lutté contre sa timidité grâce à la boxe. Invitée de votre nouveau rendez-vous sur France 3 "Hauts Féminin", Sabrina Maroufi raconte comment elle vient aujourd'hui en aide aux femmes et enfants victimes de violences grâce à la boxe. #Hautsfeminin

"Je m'appelle Sabrina, j'ai 44 ans, une petite fille de 3 ans et demi, un travail que j'aime. Si j'ai eu l'opportunité de réussir alors vous aussi vous le pouvez". Solaire, la boxeuse originaire de Tourcoing délivre un message bienveillant et grisant. 

Sabrina Maroufi aime raconter son parcours. L'enfant très timide qu'elle était. Les lacunes à l'école. Sa rencontre avec la boxe et comment ce sport lui a permis de se dépasser et de se révéler à elle même.

Généreuse, cette championne de France de boxe française savate, s'est dit que si la formule avait marché pour elle, d'autres pouvaient aussi en profiter. Au point de participer à l'ouverture d'une salle de boxe en 1998 avec son frère et son père, lui-même moniteur de boxe. La Nordiste qui rêve de partager sa passion avec d'autre femmes voit son vœux exaucé grâce au confinement en 2020. Ses amies la sollicitent pour des cours exclusivement féminins.

Je vois de belles transformations, des femmes qui gagnent en estime de soi et sont fières d'elles.

Sabrina Maroufi

Hauts Féminin -France 3 Hauts-de-France

En septembre elle était émue de voir une salle pleine avec près de 40 femmes venues assister à son cours et dont certaines font le chemin depuis Lens ou Armentières.

L'autre victoire de Sabrina, c'est d'avoir lancé sont auto-entreprise pour proposer de la boxe thérapie. À la demande d'associations, elle intervient auprès d'enfants, de femmes en difficultés touchées par les violences ou la maladie. Des séances qui se déroulent en tête à tête ou en petits groupes. "Je commence par une phase de discussion. Je me présente. Je pose des questions. J'apprends à connaître la personne en face de moi et à gagner sa confiance. Ensuite seulement vient la boxe".

Presque toutes les séances se terminent de la même façon. Des élèves libérés et reconnaissants. "Il faut le voir pour le croire" atteste Adeline Roesch, chargée d'inclusion socio-professionnelle. Elle fait partie du réseau de travailleurs sociaux et de psychologues qui entourent Sabrina.

Les rendez-vous de boxe-thérapie ont lieu dans des locaux prêtés par les communes ou les associations et parfois inadaptés. Alors la Tourquennoise a un nouveau rêve : "Avoir ma propre salle pour accueillir tous ces publics."

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