Covid-19 : dans les Hauts-de-France, une classe sera fermée "dès qu’un premier cas sera détecté", annonce Blanquer

Face à la recrudescence de l’épidémie dans les écoles, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé, vendredi 26 mars, que les classes seraient fermées après un seul cas de Covid, contre trois auparavant, dans les territoires confinés comme les Hauts-de-France.

Une classe sera fermée "dès qu’un premier cas sera détecté", a annoncé Blanquer.
Une classe sera fermée "dès qu’un premier cas sera détecté", a annoncé Blanquer. © Marco Passaro/MaxPPP

Les restrictions se durcissent à l’école. Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé, vendredi 26 mars, qu’un cas de contamination au Covid-19 dans une classe entraînerait désormais sa fermeture, contre trois jusque-là, dans les territoires confinés comme les Hauts-de-France.

La décision répond à une flambée des cas de Covid-19 dans les écoles (0,17 % des enfants contaminés, contre 0,13 % il y a une semaine, à tel point que de plus en plus de voix s’élèvent pour demander la fermeture des écoles.

"Cela va nécessairement signifier plus de fermetures de classes dans les prochains jours pour ceux qui sont concernés", a concédé Jean-Michel Blanquer.

332 classes et 14 ensembles scolaires fermés dans les Hauts-de-France

La mesure concerne "tous les niveaux scolaires", de la maternelle au lycée. Dans les Hauts-de-France, 332 classes et 14 ensembles scolaires sont fermés en raison de cas de Covid-19.

"Ça va faire beaucoup de classes qui vont fermer, redoute Hélène Froment, représentante du syndicat SNES-FSU à Marly (Nord). La solution est ailleurs, il faut diminuer le nombre d’élèves par classe. Là, on a toujours nos 30 élèves par classe, et la situation risque d’être explosive. Ce n’est pas vraiment une solution, c’est juste un pansement."

"Nos collègues sont en danger au quotidien, et tous nos élèves sont confrontés à la maladie, c’est une annonce trop tardive"

Eric Dubois, Cgt Educ'Action dans le Pas-de-Calais

Eric Dubois, du syndicat CGT-Educ’action, est également dubitatif. "Nos collègues sont en danger au quotidien, et tous nos élèves sont confrontés à la maladie, c’est une annonce trop tardive."

Interrogé sur la fermeture des écoles, le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué, jeudi, que cette décision ne serait prise qu’en "dernier recours". Une décision que "redoute et appréhende" Hélène Froment.

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