PORTRAITS. 30 ans d'amour et de succès pour leur bière, la belle histoire d'un couple de brasseurs belges

Que sont devenus les brasseurs de Blaugies, en Belgique, que nos journalistes avaient suivi en 1995? Ils rêvaient de faire fructifier et perdurer leur affaire. Aujourd'hui, la réalité a dépassé leurs espérances.

Elle, était professeur de sciences, lui, professeur de sport. Ensemble, ils se lancent un pari fou : créer leur propre bière, non sans difficulté. "La première fois, c'était une tisane infecte je dois le dire parce que nous avions pris la recette dans le Larousse ménager de 1926, il nous manquait beaucoup de données" confie Marie-Noëlle Pourtois le 13 novembre 1995, au micro d'un journaliste de France 3 Nord-Pas-de-Calais. 

Mais le couple persévère. Pierre-Alex Carlier, son mari, avoue : "on s'est dit, bah non on n’est pas plus bête qu'un autre, une petite fermentation, on doit quand même arriver à faire un petit peu d'alcool à partir de grains et avec une bonne levure". Quelques ingrédients, une grande casserole et de précieux conseils plus tard, la boisson devient une bière consommable et même délicieuse. 

L'aventure peut enfin commencer ! La famille installe des cuves dans le garage et commence à brasser leur bière, qu'elle nommera La Moneuse, en référence à un bandit du nord dont Marie-Noëlle est une descendante. Les professeurs quittent leurs postes dans l'éducation nationale pour se consacrer à leur nouvelle vocation. C'est là que notre équipe de journalistes réalise un reportage à leur propos. 

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Le 13 janvier 1995, une équipe de France 3 Nord-Pas-de-Calais rencontrait Marie-Noël Pourtois et Pierre-Alex Carlier, deux professeurs devenus brasseurs, à Blaugies, en Belgique. ©FTV

Que sont-ils devenus ? 

Presque 30 ans plus tard, la petite entreprise aménagée dans le garage de Blaugies a bien grandi. À quelques pas de la maison, une toute nouvelle brasserie a ouvert ses portes en 2018. Et c'est Kévin, l'un des fils du couple, qui en est devenu le responsable. Grâce à cette modernisation, la famille passe de 7000 bouteilles par mois à 3000 à l'heure aujourd'hui. "Avec l'arrivée des enfants dans la société, on est passé un cran au-dessus" confie Pierre-Alex, le sourire aux lèvres. 

Et ce n'est pas Kévin, le fils brasseur, qui dira le contraire. Les mains dans les palettes recouvertes de bouteilles, il sourit : "les repas de famille tournent souvent en conseils d'entreprise". La Moneuse existe toujours et a été déclinée "triple X", version un peu plus forte. À 45 ans, le passionné (autant que ses parents, il l'assure) aspire à respecter la tradition familiale. Sa fille devrait d'ailleurs reprendre le flambeau. "La troisième génération est sur les rails, mais bon elle n'a que 16 ans, on va laisser vieillir un peu" conclut-il. 

Et les Carlier voient toujours plus loin : après l'ouverture d'un restaurant il y a plus de 20 ans (tenu par l'autre fils du couple), cette fois ils envisagent de construire, juste à côté de l'établissement, un hôtel de six chambres. "Je suis content de ce qu'on a fait, je ne suis pas d'un naturel fier, parce que ça, c'est un peu se la péter" ironise Pierre-Alex. Et pourtant. Tant de chemin parcouru... à présent, 8 bières différentes sont proposées à la brasserie de Blaugies. 

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