À l’approche de la Toussaint, les communes face au désherbage des cimetières sans produits phytosanitaires

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Écrit par Sylvia Bouhadra avec BAUDENAILLE-PESSOTTO Tristan
A Jaux, les services municipaux ont demandé de l'aide aux habitants pour procéder au désherbage.
A Jaux, les services municipaux ont demandé de l'aide aux habitants pour procéder au désherbage. © FTV/GENEVOIS Mélissa

À l'approche de la Toussaint, l'heure est au nettoyage dans les cimetières. Avec un problème persistant : les mauvaises herbes. Certaines communes picardes ont trouvé des solutions.

À quelques jours de la Toussaint, dans le cimetière communal de Jaux, dans l’Oise, les services municipaux procèdent aux derniers préparatifs pour les familles des défunts. "Le cimetière est impeccable", se réjouit un habitant venu fleurir une tombe.

Si le cimetière est bien entretenu, la mairie a un ennemi : les mauvaises herbes qui poussent entre les sépultures. D'autant que la commune a déjà banni depuis plusieurs années l'utilisation de produits phytosanitaires. Car dès juillet 2022, l’utilisation de produits phytosanitaires dans les cimetières sera interdite.

"Cette année, ça a été très compliqué dans le sens où la végétation n’a pas arrêté de pousser. D’habitude, l’été permet de brûler un peu les herbes, mais pas cette fois", explique Philippe Deblois, premier adjoint au maire de Jaux. Dépassée, la mairie a eu l’idée de demander aux habitants de mettre la main à la pâte pour aider les agents municipaux. "Le résultat est là", ajoute Philippe Deblois.

Un nouveau type de gazon pour éviter les mauvaises herbes

À Compiègne dans l'Oise, la mairie a plus de moyens, mais la même problématique. Pour entretenir rapidement sans désherbant, la commune a choisi de tester un nouveau type de gazon. "C’est de l’hydromulching", explique Marc-Antoine Brekiez, adjoint au maire de Compiègne en charge de l'aménagement urbain. L’hydromulching est une méthode d’implantation de gazon qui consiste à une projection de papier mâché et de graines à pousse lente via une lance. L’absence de préparation du sol n’entraîne pas de levée de dormance des espèces indésirables. "Au bout de dix jours, le gazon est levé. Il y a un triple objectif : reverdir les cimetières, permettre aux familles des défunts de trouver un environnement plus favorable ainsi qu’un aspect économique", continue l'adjoint.

Avec ce système, fini le nettoyage minutieux des mauvaises herbes. Deux tontes par an suffisent à l'entretien. Peut-être la solution miracle pour des cimetières verdis et moins coûteux. 

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