À Beauvais, la ministre du travail visite la Brosserie française, bonne élève du protocole COVID-19 en entreprise

Le jour-même où le port du masque est obligatoire pour tous les salariés sur leur lieu de travail, Elisabeth Borne, ministre du travail, a choisi de visiter la Brosserie française à Beauvais dans l'Oise. L'entreprise a mis scrupuleusement en place le protocole Covid-19 initié par le gouvernement. 
A Beauvais dans l'Oise, la Brosserie française fabrique des brosses à dent et mise sur une production éco-responsable.
A Beauvais dans l'Oise, la Brosserie française fabrique des brosses à dent et mise sur une production éco-responsable. © FTV/J.Guéry

Affichage. Lavage et désinfection des mains. Distanciation sociale. "Et à partir du 1er septembre, le port du masque pour tous nos salariés". À la Brosserie française à Beauvais, le protocole anti-covid est en place depuis longtemps : "Ce sont tous les éléments qui permettent de reprendre une activité. On a suivi les recommandations, explique Olivier Remoissonnet, le directeur de l'entreprise. Notre métier, ce n'est pas d'innover en la matière. C'est probablement contraignant. Mais le covid est là. Donc les choses doivent se faire pour travailler avec. On s'est adaptés."

Des protocoles d'hygiène déjà maîtrisés


"On a eu un dialogue direct avec les salariés. Tous ces éléments, on les a discutés avec eux, précise Olivier Remoissonnet. On travaille dans un univers bucco-dentaire doncles protocoles d'hygiène sont déjà maitrisés depuis longtemps. La particuiaruté du covid, c'est qu'on a augmenté les fréquences de lavages de main, les points de distribution de gel hydroalcoolique. C'est le contexte qui l'impose et on ne peut pas faire que de s'y plier"

C'est ce bon élève de l'application des mesures anti-covid-19 en entreprise qu'Elisabeth Borne a choisi de visiter mardi 1er septembre. Le jour-même où le port du masque est obligatoire sur le lieu de travail. 

Au complet pendant le confinement


À la Brosserie française, c'est l'employeur qui fournit les masques aux 32 salariés. Des masques chirurgicaux. "Ca a un coût, avoue Olivier Remoissonnet. Mais il faut faire la part des choses entre avoir un coût et continuer à fonctionner en mettant les salariés en sécurité. C'est un moindre mal". L'entreprise beauvaisienne n'a pourtant pas cessé de produire ses brosses à dents pendant le confinement. "L'usine a tourné avec des effectifs au complet pendant toute la période la plus difficile de la crise sanitaire. il n'y a eu aucun cas de cas de covid chez nos salariés ni de chômage partiel". 

Mais Olivier Remoissonnet veut également montrer à la ministre du travail que le Made in France doit être valorisé : "la crise sanitaire a montré qu'on est très dépendants des pays à bas coût. Faire du Made in France, et du Made in France respectueux de l'environnement, c'est possible et pas seulement sur du luxe : même avec un produit de base comme la brosse à dents, on peut faire de l'éco-responsable, conclut Olivier Remoissonnet. Par exemple, on va chercher des matières recyclables pour faire les manches. Nos machines focntionnent avec 100% d'énergie verte produite en France." 

Chaque année, 8 millions de brosses à dents sortent des châines de production de la Brosserie française.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus/covid-19 santé société