"On est dégoûté" : opposé à son ancien président, le BOUC volley n'obtient pas gain de cause en appel

Publié le
Écrit par Valentin Pasquier .

Accusé de mauvaise gestion financière, l'ancien président du Beauvais Oise université club (BOUC) Volley-ball a été condamné jeudi 8 septembre à verser 13 000 euros au club. Celui-ci, encore endetté à hauteur de 250 000 euros auprès de l'URSSAF, réclamait deux millions d'euros.

Jeudi 8 septembre, la cour d'appel d'Amiens a condamné Joël Thiébaut, ancien président du BOUC volley, à verser 13 789 euros au club. Mais le bras de fer judiciaire que livre le BOUC à son ex-patron depuis 2016 ne semble pas pour autant terminé. "On va réfléchir ces prochains jours à nos possibilités à se pourvoir en cassation," glisse, amer, l'actuel président du club Éric Ballater. C'est aberrant qu'aujourd'hui, en France, la justice ne reconnaisse pas nos difficultés."

Si le Beauvais Oise université club (BOUC) est déçu, c'est qu'il demandait deux millions d'euros de dédommagement. Il n'avait pas obtenu gain de cause en première instance en mars 2021 (9 700 euros) et n'obtient qu'une légère amélioration avec la confirmation du jugement en appel.

Avec cette décision, la justice montre que, lorsqu'on est président de club, on peut finalement faire ce qu'on veut.

Éric Bataller

actuel président du BOUC volley

Joël Thiébaut a présidé le BOUC de 2003 à 2014 et l'a laissé en mauvaise santé financière. Son club l'accuse d'avoir "perçu des salaires en qualité de manager sportif alors qu'un salarié de l'association exerçait cette fonction", "de s'être fait rembourser des frais non justifiés" ou encore "d'avoir fait prendre en charge par la mutuelle de sa famille et une partie des frais du mariage de son fils".

Contrôlé par l'Urssaf pendant la saison 2014-2015, le BOUC découvre une dette d'environ 500 000 euros qu'il doit à l'organisme. Depuis, il tente de rembourser ses arriérés en étalant les paiements, mais cela ne fait pas sans sacrifices.

Un club pénalisé

"Ça nous pénalise sportivement, car on ne pourra jamais monter en Ligue A ou Ligue B [respectivement 1er et 2e divisions en volley, NDLR] tant que cette dette existe, confie l'actuel président du club, dont l'équipe fanion qui évolue en Élite [3e division, NDLR].

La santé financière du club dépendait ainsi de cette décision de justice. Avec un dédommagement si peu élevé, il risque l'insolvabilité. "Nous avons actuellement encore 250 000 euros de dettes. Sans obtenir cette somme en dédommagement, nous sommes en grave difficulté," souligne Éric Bataller.

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