L'affaire du cerf abattu dans un jardin à Lacroix-Saint-Ouen classée sans suite

© Collectif AVA
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Le parquet de Compiègne a décidé de classer sans suite la plainte contre le chasseur qui avait abattu un cerf dans le jardin d'un particulier à La Croix-Saint-Ouen il y a 2 ans. Une décision qui ne surprend pas les associations anti-chasse.

Par Camille Di Crescenzo

L'affaire avait relancé le débat sur l'interdiction de la chasse à courre. 
En 2017, un cerf était abattu lors d'une vènerie dans le jardin d'un particulier alors que l'animal tentait d'y trouver refuge. Publiées sur les réseaux sociaux, les images de cette traque ont provoqué l'indignation des associations anti-chasse qui ont porté l'affaire devant les tribunaux. 

La plainte vient d'être classée sans suite par le parquet de Compiègne, une affaire qui, selon les veneurs, n'avait pas lieu d'être. Ces derniers auraient simplement exécuté les ordres de la gendarmerie sans l'intention de traquer l'animal dans la commune. 
"Tout ça était monté par 2 fake news disant que la chasse à courre était rentrée dans le village alors que l’animal avait  été gracié bien avant, explique Alexandre Vandeputte, veneur en forêt de Compiègne, donc il est rentré seul dans le village sans chiens, sans chevaux, sans chasseurs et après il a été pris en charge par les forces de l’ordre et par la préfecture qui a pris la décision de l’abattre pour des raisons de sécurité évidentes".
 

Une décision qui divise


Mobilisés depuis des années contre la pratique de la chasse à courre, les militants des associations anti-chasse ne sont pas surpris par la décision du parquet de Compiègne.  
"Ce que ce jugement révèle, c’est qu’il y a clairement un trou dans la loi française, réagit Stanislas Broniszewski, militant du collectif anti-chasse AVA, pourquoi on interdit des actes de sévices et de barbarie sur des animaux domestiques et qu’on les autorise sur des animaux sauvages ? Ce n’est pas très cohérent pour nous".
En réponse à l'émoi suscité par cette affaire, un arrêté ministériel, paru en mars 2019, interdit désormais aux veneurs de poursuivre les animaux à proximité des habitations.

 

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