Pass sanitaire - À Compiègne, des tests antigéniques avant les séances de cinéma : "la culture doit rester accessible"

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Le cinéma Majestic de Compiègne met en place à partir de vendredi 23 juillet des tests antigéniques à destination des spectateurs. Un moyen de permettre aux personnes non vaccinées de pouvoir tout de même accéder aux séances si le test s'avère négatif.

Du vendredi 23 au mardi 27 juillet, le cinéma Majestic à Compiègne propose des tests antigéniques gratuits aux spectateurs dans l'enceinte même du cinéma. Ainsi les personnes non vaccinées, ne possédant pas de pass sanitaire, peuvent choisir de se faire tester avant que la séance ne commence. 

Les dépistages sont assurés par un ou deux professionnels de santé dans un espace privatisé du cinéma entre 16h à 20h30. Les tests sont réservés aux personnes de plus de 18 ans munies d'une carte vitale. 

Au bout de 15 minutes, si le test est négatif, les clients du cinéma pourront ainsi accéder à leur séance et bénéficieront d'un QR code valable 48h. Il n'est pas nécessaire de prendre rendez-vous, mais il est conseillé de venir au moins 30 minutes avant le début de la séance. 

"Une fois de plus, on est pris au dépourvu"

Un moyen de pallier les contraintes liées au pass sanitaire (schéma vaccinal complet), obligatoire dans les lieux de culture et de loisirs depuis le 21 juillet. "Cette mesure, c'est un nouveau couteau dans le cœur, estime Quentin Delcourt, programmateur du Majestic. Surtout que l'on ne comprend pas pourquoi ce n'est pas égalitaire pour tout le monde. Une fois de plus, on est pris au dépourvu."

Mercredi, Kaamelott, l'un des films français les plus attendus de l'année a fait seulement 350 entrées au Majestic. C'est 650 spectateurs de moins que la veille en avant-première. "Les spectateurs revenaient et puis on reperd tout ce que l'on avait gagné. C'est un nouveau retour au bas de l'échelle", poursuit-il.

Pour le programmateur, ces dépistages s'imposent ainsi comme la solution pour permettre au plus grand nombre de continuer à aller au cinéma. "C'est un moyen de montrer aussi que l'on fonctionne main dans la main avec les professionnels de santé et surtout de proposer gratuitement un service comme solution à la crise. La culture doit rester accessible car, quoiqu'on en dise, elle est essentielle", affirme-t-il. 

Si l'opération est un succès, elle sera renouvelée durant l'été.