Une femme trans tuée à coups de hache à Compiègne : son compagnon avoue le meurtre

Vendredi 5 juillet, un homme de 40 ans s’est rendu au commissariat de police de Compiègne et a déclaré avoir tué sa concubine, une femme trans, à coups de hache. Il a été placé en détention provisoire et mis en examen.

Au commissariat, l’homme de 40 ans a avoué le meurtre de sa compagne. D’après ses déclarations, une dispute a éclaté dans le couple et l’a conduit à se saisir d’une hache de petite dimension et à frapper la victime.

La découverte du corps

Le corps de cette dernière est découvert, vendredi 5 juillet, au domicile commun, situé à Compiègne, "au sixième étage d’un immeuble du quartier des Maréchaux", d’après nos confrères du Courrier Picard. Le procureur de la République de Compiègne s’est ensuite rendu sur les lieux ainsi que le service de police technique et scientifique de Creil. Une enquête de flagrance a été ouverte par le parquet de Compiègne, le 5 juillet, et confiée au service local de police judiciaire de la ville.

Après dessaisissement du parquet de Compiègne au profit du pôle criminel de Senlis, le procureur de la République a ouvert, le 7 juillet 2024, une information judiciaire pour meurtre par concubin à l’encontre de l’homme âgé de 40 ans.

L'acte transphobe écarté à ce stade de l'enquête

Née de sexe masculin, la victime avait entamé une transition de genre et avait un état civil féminin. Mais d’après le parquet de Senlis, rien "ne permet d’indiquer que cet élément aurait motivé un passage à l’acte criminel, à ce stade de l’enquête." Une enquête qui devrait éclaircir les motifs du crime.

D’après le Courrier Picard, la victime, "ancien agent municipal, qui avait été gardien de salle de sport pour la ville de Compiègne, ne travaillait plus". Son compagnon "aurait vécu de mendicité et d’expédients". Ils étaient tous deux, "sur le coup d’une mesure d’expulsion". L’auteur présumé, déjà connu de la justice, a un casier judiciaire comportant plusieurs mentions, notamment pour des infractions de nature financière, mais aussi des violences volontaires remontant à plus de 10 ans.

Présenté au juge d’instruction de Senlis, il a été mis en examen et placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

Une autopsie de la victime, qui était âgée de 55 ans, sera réalisée ce lundi 8 juillet, par un médecin légiste de l’unité médico-judiciaire de Creil, afin de préciser les circonstances du décès.

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