Coronavirus : pour l'Établissement français du sang, les donneurs doivent continuer à se mobiliser partout en France

L'Établissement français du sang encourage au don, comme ici à Amiens le 13 mars 2020. / © B. Henrion / FTV
L'Établissement français du sang encourage au don, comme ici à Amiens le 13 mars 2020. / © B. Henrion / FTV

Dans l'Oise, à partir du 14 mars, ceux qui le veulent pourront à nouveau faire don de leur sang pour les malades. L'Établissement français du sang a annulé toutes ses collectes depuis le 1er mars dans le département, l'un des principaux foyers du coronavirus en France. Il veut rassurer les donneurs.

Par Paul-Antoine Leclercq

Depuis le 1er mars, les habitants de l'Oise ne peuvent plus donner leur sang. L'Établissement Français du Sang (EFS) subit l'arrêté préfectoral interdisant tout type de rassemblement dans l'Oise, considéré comme l'un des principaux foyers du coronavirus Covid-19 en France. 

Reprise des collectes le 14 mars

"Les collectes de sang pourront reprendre dès le 14 mars"affirme le docteur Sandrine Van Laer, directrice du département collecte et production des PSL (Produit sanguin labile) de l'EFS Hauts-de-France / Normandie.
 


Malgré le renouvellement de l'arrêté préfectoral interdisant tout rassemblement du 15 au 31 mars, l'EFS a décidé de reprendre ses collectes. "On considère que les collectes de sang ne sont pas des rassemblements dangereux", rajoute-t-elle. Sandrine Van Laer assure que "les gestes barrières seront respectés et que les distances de sécurité seront scrupuleusement suivies". 

Mission de santé publique

"À ce stade, on sait que le virus peut se transmettre par le sang quand un malade est durement atteint", explique-t-elle. C'est pourquoi, avant chaque don, lors de l'entretien médical, les médecins seront tenus de prendre la température du donneur et de lui demander s'il a été en contact avec des personnes atteintes du coronavirus ces derniers jours. "Deux jours après la prise, si un donneur ressent les symptômes du Covid-19, comme de la grippe saisonnière d'ailleurs, il sera tenu de nous en informer pour que l'on mette ses prélèvements de côté", explique le docteur. 

"Nous sommes responsables d'une mission de santé publique et nous devons répondre aux besoins de nos patients", rappelle-t-elle. Certes l'épidémie de coronavirus préoccupe, mais les autres malades doivent aussi être soignés. L'EFS lance donc un appel à la mobilisation des donneurs partout en France : 
 

800 poches de sang prélevées par semaine dans l'Oise

Sur la zone Hauts-de-France, Normandie, l'EFS prélève en moyenne 1000 poches de sang par jours. En temps normal dans l'Oise, 800 poches sont prélevées par semaine. L'EFS ne peut pas se permettre de s'en passer davantage. 

L'Établissmeent français du sang compte des centres fixes et des points de collecte mobiles dans otute la France.
 

"On ressent que les donneurs sont un peu inquiets, compte tenu du contexte, analyse le docteur Sandrine Van Laer. Il faut les rassurer. Tout est fait pour qu'il n'y ait pas de risques de transmission. C'est important que les donneurs continuent à se mobiliser".

 

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