Covid-19 : à Breteuil dans l'Oise, un dispositif municipal pour faciliter la vaccination des seniors

A Breteuil dans l'Oise, pour faciliter l'accès à la vaccination des plus de 75 ans, la municipalité a mis en place un dispositif de prise de rendez-vous et de transport gratuit. 

Les agents de la mairie de Breteuil contacte les plus de 75 ans pour leur proposer un rendez-vous.
Les agents de la mairie de Breteuil contacte les plus de 75 ans pour leur proposer un rendez-vous. © Mairie de Breteuil

Prendre rendez-vous sur internet pour se faire vacciner, c'est un jeu d'enfant pour un millenial, mais ça peut vite se transformer en casse-tête pour un sénior. "On connait notre population, on sait que certains peuvent avoir des difficultés pour prendre rendez-vous parce qu'ils ne disposent pas d'une connexion internet ou ne savent pas se rendre sur les plateformes comme Doctolib", explique Dominique Renard, adjoint au maire en charge de la santé dans la commune de 4 500 habitants. 

Faciliter la prise de rendez-vous

Face à ce constat, la municipalité a décidé d'appeler tous les séniors de plus de 75 ans pour leur demander s'ils veulent se faire vacciner, et le cas échéant, s'ils souhaitent que le rendez-vous soit pris pour eux. "Ca fontionne déjà très bien", se réjouit Dominique Renard. "90 personnes ont déjà répondu favorablement, ce qui représente le quart des plus de 75 ans de la commune."

Les bénéficiaires de ce dispositif doivent ensuite se rendre au centre de vaccination installé à l'Institut médical de Breteuil, où ils seront reçu par un médecin pour une visite médicale et pourront si leur santé le permet recevoir leur première injection et prendre rendez-vous pour la deuxième.

Transport gratuit

Mais le dispositif va encore plus loin. "Certains ne peuvent pas se déplacer seuls, nous leur proposons donc une solution de transport aller-retour gratuite, et ce pour chaque injection", ajoute l'élu. 

Pour l'instant, difficile d'estimer le coût de l'opération. "Il faut prendre en compte la logistique, le transport et le travail des agents, on n'est pas encore en mesure de l'évaluer, mais ça aura forcément un coût. C'est un choix politique que nous avons fait, et il a été bien reçu tant par les agents que par les personnes contactées."

Avancer pas à pas

Dans les mois à venir, l'élu aimerait pouvoir mettre en place le même type de dispositif pour les personnes plus jeunes qui ont du mal à se déplacer, par exemple en raison d'un handicap, mais il est pour l'instant impossible de faire des promesses.

"On sait une semaine à l'avance le nombre de doses qu'on va recevoir, et elles arrivent au compte-goutte, donc on est totalement dépendants de ça." La priorité pour l'instant est donc d'organiser les deuxièmes injections, prévues aux alentours de la mi-mars. "Cela signifie que rien que pour les plus de 75 ans, on n'aura pas fini avant le mois d'avril." 

 

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