Un chef d'oeuvre de l'église Saint-Médard à Creil aux mains de restaurateurs parisiens

"L'Adoration des bergers", la plus précieuse oeuvre de l'église Saint-Médard à Creil, est recouverte de moisissures. Déja restaurée y a 50 ans, elle vient d'être décrochée pour être de nouveau soignée. Des études sont en cours en vue de travaux pour rendre l'église moins humide.
© Gontran Giraudeau/FTV
"L'Adoration des bergers", un tableau classé au titre des monuments historiques et déjà restauré il y a 50 ans, est aujourd'hui couvert d'humidité. 
Sa valeur est inestimable puisqu'il s'agit d'un des chefs d'oeuvre de Laurent de la Hyre, datant de 1635 environ.

Une fois décroché, le tableau révèle l'ampleur des dégâts sur son envers. Une impressionnante couche de moisissures transperce progressivement la toile.  La restauration se fera sous le contrôle scientifique et technique du conservateur des Monuments historiques et du conservateur des Antiquités et objets d'art de l'Oise.
Alexandre François, ingénieur microbiologiste au laboratoire de recherche des monuments historiques, va suivre de très près l'évolution de ce travail : "En laboratoire, on va pouvoir identifier la moisissure et on va pouvoir prodiguer un produit chimique qui va pouvoir venir tuer en respectant l’œuvre d’art, la moisissure". 
 

Trois restaurateurs pour un tableau


L'oeuvre imposante, H. 290 cm x l. 210 cm (H. 310 cm x l. 230 cm avec cadre), part à Paris. Trois restaurateurs vont intervenir. Les tâches à effectuer, en plus de la dépose de l'oeuvre, sont la réparation du cadre, des supports et des couches picturales. La toile à l'arrière sera remplacée. Celle sur laquelle repose la peinture, sera traitée chimiquement. 
"On va mettre à jour tous les incidents anciens que la peinture a subis explique Carole Clairont-Labarthe, restauratrice, et une fois qu'on aura fait le nettoyage, on fera tout ce qu'on appelle le travail de réintégration, c'est-à-dire tout le travail de couleur qui permettra de combler les lacunes de façon à retrouver l'unité de l'oeuvre".

Par ailleurs, des études sont en cours en vue de travaux pour rendre l'église moins humide. En attendant, celle-ci devraut retrouver ses bergers adorés, comme neufs, dans six mois.
 
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