Un magasin coopératif à Creil pour consommer autrement : "On donne de notre temps pour des produits de qualité"

Il y a un an, un magasin coopératif a ouvert à Creil dans l'Oise. À la différence d'un supermarché traditionnel, celui-ci ne fait pas de marge. En échange, il demande à ses adhérents de donner 3 heures de leur temps chaque mois.

Le magasin coopératif ouvert à Creil depuis un an
Le magasin coopératif ouvert à Creil depuis un an © Nagib Ben Ghezala / FTV
En apparence, il pourrait s'agir d'un supermarché traditionnel, à la différence qu'ici ce mot est banni. On parlera plutôt de magasin coopératif.
 
On y trouve de tout, des fruits et légumes, des céréales, des épices, du thé, du café, des pâtes et même des cosmétiques. Des produits locaux vendus en circuit court, que l'on peut acheter à condition d'adhérer à l'association Créons la Coop (Clac). "Le montant de l'adhésion est calculé en fonction des revenus, cela peut être 5 ou 20 euros. Il y a également des petits prix pour les étudiants et les personnes handicapées", explique Anissa Boukhelif, adhérente et coopératrice à la Clac.

"Consommer au plus frais, au plus juste et au meilleur prix"

La particularité de la coopérative, c'est qu'il faut aussi donner un peu de son temps : 3 heures par mois pour aider à faire tourner le magasin. Les bénévoles peuvent ainsi s'occuper de la caisse, des commandes, de la mise en rayon... "On donne de notre temps pour des produits de qualité", assure Anissa.

Une idée qui a également séduit Joëlle, infirmière de métier. "Je suis venue ici parce que je ne supportais plus les grandes surfaces. L'objectif c'est vraiment de consommer au plus frais, au plus juste et au meilleur prix, tout en faisant travailler les producteurs locaux", affirme-t-elle. 
 
Dans ce magasin coopératif aucun profit n'est tiré de la vente des produits. Les marges sont inexistantes et cela se fait ressentir sur les prix qui sont de 20 à 40% moins cher que dans la grande distribution. "Je viens d'acheter du café du commerce équitable d'Ethiopie, montre Chloé, c'est sûr ce n'est pas local, mais on sait que le producteur est rémunéré comme il faut. Je trouve ça chouette de bien manger et garantir une économie plus saine."

Avec l'évolution des nouveaux modes de consommation, ce système solidaire attire de plus en plus adeptes. Il ne sera pas étonnant de voir fleurir d'autres magasins coopératifs un peu partout ces prochaines années.
 
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