Eric Woerth redevient premier questeur de l'Assemblée nationale : en quoi consiste cette fonction ?

Éric Woerth, ancien ministre et député de l'Oise, occupe de nouveau le poste de questeur de l'Assemblée nationale. Il prendra la place de Marie Guévenoux, nommée ministre déléguée des Outre-Mer, le 8 février dernier.

L'ancien ministre du Budget et des Comptes publics, puis du Travail, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Éric Woerth, est redevenu premier questeur de l'Assemblée Nationale. Il avait déjà occupé ce poste jusqu'en juin 2022. Entretemps, c'est Marie Guévenoux qui le remplaçait, jusqu'à sa nomination comme ministre déléguée aux Outre-Mer le 8 février.

Questeur : qu'est-ce que c'est ?

Les trois questeurs sont élus par les députés au début de chaque législature, à l’exception de celle qui précède le renouvellement de l’Assemblée. Ils gèrent le budget de 500 millions d'euros dont bénéficie le palais Bourbon et sont notamment chargés du versement des indemnités de fonctions des élus. "Les missions des questeurs découlent du principe de l’autonomie financière des Assemblées", indique le site de l'Assemblée nationale. Ainsi, aucune nouvelle dépense ne peut être envisagée sans leur avis. Ils sont au nombre de trois à l'Assemblée nationale et autant au Sénat.

Une fonction ancienne

En France, la fonction a été créée sous Napoléon en 1803. L'empereur se serait inspiré de l'Histoire de la Rome antique. Selon Donald L. Wasson dans World History Encyclopédia : "Le questeur ("celui qui pose des questions") était la fonction la plus ancienne et la plus basse du cursus honorum, ou "parcours des honneurs", dans la Rome antique. Considéré comme un tremplin pour accéder à des fonctions plus élevées au sein du gouvernement romain, le questeur était chargé, entre autres, d'administrer les biens publics et de superviser les trésors, de collecter les impôts et de recruter dans les provinces."

Un poste avantageux

Ces postes sont très prisés puisqu'en plus de devenir les interlocuteurs privilégiés pour les autres députés, les questeurs obtiennent un appartement de fonction. Par contre, leurs indemnités de députés restent les mêmes, soit 5 000 € par mois.

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