Grippe aviaire : fin de la zone surveillée dans l'Oise, la vigilance nationale maintenue

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Écrit par Mickaël Guiho

Face à la stabilisation de l'épidémie de grippe aviaire en Seine-Maritime, la zone réglementée instaurée sur cinq communes de l'Oise est abrogée, mais les mesures de prévention nationales sont maintenues.

Après six semaines de suspension, les activités humaines ou scientifiques impliquant des oiseaux sont à nouveau autorisées à Formerie, Campeaux, Canny-sur-Thérain, Saint-Samson-la-Poterie et Villers-Vermont.

Le 8 février, ces cinq communes de l'Oise avaient été placées par arrêté préfectoral en "zone réglementée", suite à l'apparition d'un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en Seine Maritime, département limitrophe.

Un arrêté abrogé ce 21 mars, "la situation sanitaire s'étant stabilisée", selon un communiqué du cabinet de la préfecture.

La chasse avait également été interdite par le texte, dont l'abrogation ne change plus rien : la chasse est désormais fermée.

Le cabinet précise néanmoins que "la situation est encore fortement évolutive" et appelle à la vigilance, "plus que jamais nécessaire", alors que commence la migration des oiseaux sauvages vers le nord de l'Europe.

Les volailles restent à l'abri

Le risque de grippe aviaire reste élevé dans le pays. En un mois, le nombre de foyers a plus que doublé : 892, selon le dernier décompte de l'État (18 mars), principalement dans les Pays-de-la-Loire et le Sud-Ouest.

Par conséquent, les mesures nationales de prévention, en place depuis le 4 novembre, sont maintenues : 

  • mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux et claustration ou mise sous filet des basses-cours ;
  • interdiction des rassemblements ;
  • conditions renforcées pour le transport, l’introduction dans le milieu naturel de gibiers à plumes et l’utilisation d'appelants ;
  • interdiction des compétitions de pigeons voyageurs ;
  • vaccination obligatoire dans les zoos.

Rappelons qu'il s'agit, comme chaque année, de contenir la propagation d'un type de virus connu pour sa forte mortalité chez les bêtes - donc destructeur économiquement pour les éleveurs - et pouvant parfois se transmettre à l'Homme.