Rassemblement de 260 ex-Chausson à Montataire pour évoquer leur combat contre la fermeture de leur usine

Les ex-Chausson évoquent le souvenir de leurs 3 années de lutte contre la fermeture de leur usine / © Auberie Perreaut
Les ex-Chausson évoquent le souvenir de leurs 3 années de lutte contre la fermeture de leur usine / © Auberie Perreaut

Près de 30 ans après la fermeture de leur usine, 260 anciens salariés de Chausson-Creil se sont rassemblés à Montataire ce dimanche pour évoquer leur longue lutte de novembre 1992 à mars 1996 et transmettre leur expérience aux mouvements sociaux actuels.

Par CDC et A. Perreaut

Le 31 mars 1996, l'équipementier automobile Chausson dans l'Oise, licenciait plus de 1000 salariés. Ceux-ci avaient mené une bataille sociale pendant plus de trois ans pour sauver leur usine.

23 ans plus tard, ce dimanche, ils étaient 260 anciens salariés à se retrouver à Montataire.

Transmettre aux jeunes générations les fondamentaux de la lutte dans un contexte de démoralisation

C'est par ces mots que l'organisateur Roland Szpirko explique sa démarche.
L'ouvrier de l'automobile à la retraite, comme il aime à se définir, est depuis toujours un militant ouvrier engagé dans des luttes ouvrières, d'Idéal Standard à Chausson en passant par Continental.
 

Les ex-Chausson, un soutien aux Gilets Jaunes


Avec ce rassemblement, l'ancien fer de lance de "la lutte" veut témoigner d'une époque pour encourager les Gilets jaunes et les autres combats industriels actuels.

À l'époque, les salariés de Chausson-Creil se sont battus pendant plus de trois ans pour sauver leur usine et leurs emplois car en 1992, le vent tourne pour l’équipementier automobile. L'un des deux actionnaires majoritaires, Peugeot, se retire et laisse 1104 personnes sur le carreau.

Semaines de grèves, manifestations en Picardie et jusqu’à Paris, rien n’y fait. Le site finit par fermer mais le mouvement social restera dans toutes les mémoires.

Avec le temps, la douleur et la colère s’estompent mais la fierté demeure et c’est ensemble que les salariés ont voulu témoigner aujourd’hui.

 

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