Seconde Guerre mondiale : un pilote polonais de la Royal Air Force ayant participé à la libération de la France honoré dans l’Oise

Ce lundi 20 mai, l’association Le Souvenir Français et la mairie de Longueil-Sainte-Marie ont rendu hommage à Stanislaw Calinski, pilote polonais de la Royal Air Force, ayant contribué à la libération de la France. C’est dans cette commune de l'Oise que son avion s'est écrasé. Une stèle et une rue à son nom ont été inaugurées.

Une stèle et une rue au nom de Stanislaw Calinski, inaugurées 80 ans après. C’est l’hommage rendu par Le Souvenir Français et la mairie de Longueil-Sainte-Marie, ce lundi 20 mai 2024, à ce pilote polonais ayant participé à la Libération de la France le 20 mai 1944. Ce jour-là, son avion s'est écrasé au Sud du Mont Rucourt à Longueil-Sainte-Marie.

La cérémonie a eu lieu devant 12 membres de sa famille, dont son neveu Jacek Calinski, qui a rédigé sa biographie. L’ambassadeur de Pologne à Paris, le colonel Artur Miskiewicz, ainsi que des militaires polonais étaient également présents. Une cérémonie qui a demande "deux ans de mise en place" par l'association Le Souvenir Français, explique Chrystèle Defert, déléguée Générale de l’Oise du Souvenir Français.

Le soldat inhumé au cimetière de Creil, est né le 9 janvier 1922 à Zolotchiv dans la province de Ternopil (aujourd'hui en Ukraine). À 16 ans, il a rejoint l'école des sous-officiers de l'aviation pour mineurs.

Il est issu d’une famille militaire. "Son père était un soldat des Légions […] Son petit frère Emil et sa petite sœur Stefania étaient pendant la Seconde Guerre mondiale des soldats de l’armée de l’intérieur du district de Lviv", évoque la biographie de son neveu.

Survivant de plusieurs raids aériens et d'un camp en Roumanie

En 1939, il survit à l'invasion de la Pologne par les forces allemandes et à plusieurs raids aériens. Dont celui qui touche son école de pilotage, tuant six de ses amis. Durant l’évacuation, il échappe à l’armée soviétique, avant de passer en Roumanie avec ses camarades survivants.

Son neveu explique avoir retrouvé certaines de ses notes. Celles du 26 septembre 1939, "disent qu’il était dans un camp de déportation où le paludisme commençait à se propager parmi les prisonniers." Il s’échappe du camp en décembre 1939, direction la Syrie. Puis, il rejoint la France en 1940 où il intègre les forces aériennes polonaises en exil.

Après la défaite de la France, Stanisław Calinski  est évacué vers la Grande-Bretagne où il prend part à la Royal Air Force. Il est affecté au 315e Escadron de chasse "Deblinski". Il a reçu plusieurs promotions : officier de vol et puis commandant de l’escadrille A de l'escadron 315. 

Un hommage à son sacrifice et à celui de tous les aviateurs polonais qui ont combattu pour la liberté aux côtés des forces alliées

L'association Le Souvenir Français

Le 20 mai 1944, le pilote polonais doit participer à une opération de bombardement d'une gare de triage à Verberie. Lors de ce dernier, "l'avion de Stanisław Calinski, pour des raisons inexpliquées à ce jour, s’écrasa dans la zone de la cible", est-il raconté dans sa biographie.

Le pilote polonais est la mort lors de son 48e vol de combat. Sa famille ne l'a su qu'en 1956.

80 ans plus tard, c'est "un hommage à son sacrifice et à celui de tous les aviateurs polonais qui ont combattu pour la liberté aux côtés des forces alliées" qui a été réalisé, déclare l'association Le Souvenir Français. "Ce projet me tenait à cœur, car personne n'avait rien fait en sa mémoire", rapporte Chrystèle Defert, déléguée Générale de l’Oise du Souvenir Français. Cet événement est un moyen de montrer "la mémoire vivante entre la France et la Pologne" et les "héros de notre histoire commune".

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