Un youtubeur de Senlis filme sa fausse agression par de faux policiers et la poste sur les réseaux sociaux

Sur ses comptes de réseaux sociaux, un jeune youtubeur de Senlis dans l'Oise a posté début décembre une vidéo dans laquelle il semble être victime d'une agression policière. Une agression qui, après enquête, se révélera être entièrement fausse.

La vidéo montrant le jeune youtubueur de Senlis être violemment frappé par des policiers est en fait une mise en scène.
La vidéo montrant le jeune youtubueur de Senlis être violemment frappé par des policiers est en fait une mise en scène. © Gendarmerie de l'Oise

Depuis, la vidéo a bien évidemment été supprimée des comptes de réseaux sociaux de Marlone7710. Le 5 décembre dernier, ce youtubeur connu dans la région de Senlis dans l'Oise poste une vidéo dans laquelle il est passé à tabac par des policiers au pied d'immeubles de la ville. Le jeune homme est à terre et trois policiers le rouent de coups avec leur matraque. Un autre individu se tient en retrait et crie à l'aide. Les habitants, alertés, appellent la police. Une fois sur place, les forces de l'ordre ne trouvent personne. 

Faire le buzz

C'est sur le Snapchat de Marlone7710 que se retrouve cette scène de ce qui semble être des violences policières. Quelques jours, plus tard, le même Marlone7710 confirme avoir été victime d'une bavure. Ce qui intrigue les enquêteurs, c'est le lieu du tournage de la vidéo : elle est en zone gendarmerie où la police n'intervient pas. Après avoir mené des investigations, les gendarmes de Senlis constatent que tout ceci n'est qu'une mise en scène orchestrée par Marlone7710 pour faire le buzz.

Des uniformes loués

Les uniformes ont été loués et les armes sont fausses. Ce que le jeune homme et ses complices avoueront une fois devant les forces de l'ordre.

La vidéo aura eu le temps d'être vue plus de 100 000 fois et retweetée plus de 50 000 fois avant d'être supprimée et largement commentée comme le montre cette capture d'écran d'un partage postée par la gendarmerie de l'Oise sur son compte Facebook

Les auteurs de ce "bad buzz" doivent être jugés prochainement.

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