"Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus", le spectacle aux 3 millions de spectateurs repart en tournée

Inspiré du best-seller de l'Américain John Gray, le spectacle "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus" apporte, sur fond d'humour, des clés pour aider les couples à mieux se comprendre. Il sera joué à Arras le 29 mars 2023 avec sur scène son concepteur, le Belge Paul Dewandre, qui revient sur la genèse de ce one man show.

Le spectacle a été joué plus de 1500 fois et a conquis trois millions de spectateurs à travers onze pays, de la France au Canada en passant par l'Italie, la Croatie, ou encore Israël. Un beau succès pour Paul Dewandre qui a eu l'idée d'adapter le best-seller de John Gray. Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus débarque à Arras le 29 mars 2023 dans sa Mise à jour 2.0

Rien ne prédestinait cet ingénieur, économiste, auteur et entrepreneur belge à devenir comédien. Aujourd'hui, on dit de lui qu'il s'est imposé comme une référence de la communication bienveillante et de la pensée positive. Nous l'avons rencontré entre deux représentations, l'occasion de revenir sur son parcours incroyable.

France 3 : Paul Dewandre, de quoi parle ce spectacle mis en scène par Thomas Le Douarec ?

Paul Dewandre : Je dis toujours qu'il s'agit d'un hymne à une meilleure compréhension mutuelle. Quelles que soient nos singularités culturelles, biologiques ou sexuelles, nous courons tous après la même chose : l’amour ! Quand on commence une histoire romantique, on la veut la plus belle et positive possible. Disons que j'amène des clés pour que les couples se parlent entre eux.

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Extrait du spectacle "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, mise à jour 2.0" avec Paul Dewandre. ©Les 2 Belges Productions

Et en quoi consiste cette nouvelle version, Mise à jour 2.0 ?

J'ai repris ma blouse de prof, ma baguette, mon tableau, et je suis prêt à refaire cours (Rires).

Bien sûr qu'il faut adapter le spectacle régulièrement, d'ailleurs c'est déjà la troisième version. La société a évolué. Personne ne demande plus son chemin en voiture par exemple, ça c'est d'une autre époque.

Sur l'égalité hommes-femmes aussi, il y a des changements. Les hommes se féminisent et les femmes se masculinisent. Et puis, il a fallu intégrer les réseaux, sur lesquels naissent des hashtags comme #metoo ou #balancetonporc. Il y a trente ans, les nouvelles technologies c'était le fax et le minitel. Il faut se mettre au goût du jour.

Comment avez-vous eu l'idée d'adapter le best-seller de John Gray, publié en 1992, traduit dans 46 langues et vendu à 50 millions d'exemplaires ?

En 1996, j'ai assisté à une conférence de John Gray aux Etats-Unis et ça m'a touché personnellement, car mes parents se sont séparés à ma naissance et j'ai trois grandes sœurs.

À cette époque, le livre n'était pas traduit en français, donc on n'en avait encore jamais entendu parler. J'ai adoré le message qu'il véhiculait. Je ne comprenais pas par exemple que ma femme appelle sa mère une demi-heure pour parler de son petit-déjeuner... Grâce au bouquin, j'ai réalisé que les hommes et les femmes n'avaient tout simplement pas le même fonctionnement. Une fois que c'est acquis, la vie est plus facile.

J'ai recontacté John Gray et je me suis formé auprès de lui, dans le but d'aider des couples et de peut-être leur éviter d'en arriver à une séparation. Deux ans plus tard, j'ai donc fondé, avec l'autorisation de l'écrivain, les ateliers "Mars-Vénus", que j'ai animés dans toute l'Europe francophone, toujours avec humour, tout comme dans mes conférences. Pour moi, le rire est un bon moyen pour faire passer les messages importants et surtout, je ne suis pas psy.

Mais pourquoi être passé d'ateliers à un spectacle ?

Les gens venaient me voir pour me dire que cela devrait être enseigné dans les écoles, ou encore que mes stages mériteraient d'être remboursés par la Sécurité sociale. Et surtout, on me disait que mon spectacle d'humoriste était super ! C'est là que j'ai eu un déclic. En 2006, j'ai décidé d'en faire un seul en scène alliant humour et conseils pratiques. Avec le succès que vous connaissez... On en a même fait des bandes dessinées !

Quel a été votre parcours avant d'être comédien ?

Comme je vous le disais, j'ai été conseiller conjugal et conférencier mais, avant cela, je suis issu d'une toute autre branche. Au départ, je suis titulaire d'un diplôme d’ingénieur de gestion à l’Université de Louvain-la-Neuve en Belgique, puis d’un MBA à Columbia, aux Etats-Unis.

En 1987, j'ai créé pour le compte d'un actionnaire suisse une compagnie aérienne à Liège, qui a fait faillite au moment de la guerre du Golfe. J'ai participé au développement de start-ups dans les domaines des applications mobiles, de l'énergie et de la santé ; j'ai même écrit un livre sur les nouvelles technologies.

Je me suis formé à la PNL, ou programmation neuro-linguistique, ensemble de techniques de communication et de transformation de soi. Et puis j'ai rencontré John Gray.

Le succès est au rendez-vous également sur les réseaux sociaux, où les extraits sont visionnés des millions de fois. Je crois que le fan le plus jeune a huit ans... Est-ce qu'il arrive que certains spectateurs reviennent voir la pièce ?

Oui bien sûr ! Les gens qui ont déjà vu le spectacle viennent parfois le revoir parce que leur situation a changé. Ceux qui avaient dix ans en ont 25, ceux qui étaient célibataires se sont mariés, certains ont divorcé...

Après avoir joué dans onze pays, quel serait le prochain objectif ?

Ce serait de tout traduire en anglais, pour pouvoir exporter le spectacle dans le monde entier. D'ailleurs, j'y travaille !

Et puis je suis en rodage de mon nouveau spectacle, Du bonheur dans les épinards. J'y aborde un sujet encore plus fondamental que l’amour en couple : le bonheur ! Parce qu’amoureux ou pas, on a tous une envie commune : être heureux ! Je m'inspire de toutes les clés que j'ai pu donner dans le livre La parabole du kayakiste.

En conclusion, un conseil pour réussir sa vie de couple ?

Les petites attentions du couple sont le ciment de la longévité. Selon moi, l'essentiel, c'est d'être capable de donner à l'autre ce dont il a besoin, plutôt que ce qu'on aimerait recevoir.

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Si voulez voir (ou revoir !) Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus dans les Hauts-de-France, rendez-vous le 29 mars 2023 au Casino d'Arras et  le 30 au Zéphyr de Hem.

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