810 000 euros accordés à la prison de Béthune pour empêcher les détenus de recevoir des colis lancés par-dessus le mur

La députée du Pas-de-Calais Caroline Parmentier a rencontré le sous-préfet de Béthune ce vendredi 22 septembre pour en savoir plus sur les travaux à venir pour sécuriser la prison de Béthune. Les incessants jets de colis avaient causé la mort d'un jeune homme monté sur le toit de l'école voisine en 2022.

Avril 2022, un jeune homme est retrouvé mort dans l'école maternelle qui jouxte la prison de Béthune. Il s'était rendu sur le toit de l'école pour lancer un colis dans l'enceinte de la maison d'arrêt. C'est une habitude que certains ont pris, au grand désarroi des riverains.

Alertés par cette situation, les autorités et les responsables de la ville et de la maison d'arrêt cherchent des solutions. Mais elles semblent toutes très coûteuses.

La prison la plus surpeuplée de la région

En janvier 2023, Caroline Parmentier, députée Rassemblement National du Pas-de-Calais, interpelle le gouvernement, et particulièrement le ministre de la Justice, à l'Assemblée Nationale. Elle mentionne la surpopulation de la prison de Béthune, qui est occupée à plus de 187%. Elle occupe la première place des prisons où la densité carcérale est la plus importante dans les Hauts-de-France.

La députée a également mentionné le problème des jets de colis par-dessus les remparts de la prison. Clément Beaune, ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a répondu à la place du ministre de la Justice, absent ce jour-là. Il a informé la députée qu'une somme de 400 000 euros serait allouée à la prison de Béthune pour faire des travaux de sécurisation.

Début des travaux en janvier 2024

Ce vendredi 22 septembre, Caroline Parmentier a rencontré le sous-préfet de Béthune pour en savoir plus sur les travaux à venir. Elle a appris que l'enveloppe passait finalement de 400 à 810 000 euros pour ces travaux.

Les travaux débuteront le 15 janvier 2024 et dureront quatre mois. Le but de la manœuvre est d'empêcher au maximum la communication entre les lanceurs de colis et les détenus. Pour cela, des bardages, des caillebotis et grilles seront ajoutés autour de la prison.

"Les travaux commenceront du côté de l'école, car les parents sont terrorisés à l'idée que ces gens montent avec des colis sur les toits pendant que leurs enfants sont à l'école", explique la députée.

En octobre, elle ira à nouveau à la rencontre du directeur de prison pour avoir davantage d'informations techniques sur ces travaux à venir qui devraient aider à atténuer "cette problématique devenue gravissime"

 

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